Actu'Nature

L'actualité de la Nature : dossiers, brèves, sélection de sites.

26 mai 2009

Les parasites des bonsaï

Le forum Artbonsaï organise une étude sur les aspects phytosanitaires des bonsaï. La première partie de ce projet consiste à répertorier les "ennemis des plantes" que peut rencontrer l'amateur de bonsaï.

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Aleurode des serres. Photographie par Merle Shepard, Gerald R.Carner, and P.A.C Ooi.
Licence cc by-nc



Bien entendu, le sujet sera centré sur les parasites et les maladies, mais amènera aussi les participants à envisager d'autres aspects : conditions de culture, comportement animal, etc. Avec parfois aussi des surprises : certains "dangereux parasites" peuvent à l'occasion devenir des alliés !

Au cours de ce projet, différents sujets de discussion seront lancés par l'animateur, fournissant ainsi une trame de discussion. Ensemble, l'animateur et les participants complètent ces informations, de façon à obtenir une vision aussi complète que possible du domaine traité.


Les amateurs de bonsaï, jardiniers, paysagistes, entomologistes, sont invités à participer à ce projet, qui présente également un intérêt certain pour la connaissance spécifique de la culture des plantes en pot, bonsaï ou plantes cultivées en container.

Le projet est accessible sur le forum artbonsaï, dans la rubrique "Labo" :
http://artbonsai.alloforum.com/labo-c110776-1.html

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01 avril 2009

La colombotortuphilie, un sport méconnu

"La colombotortuphilie est l'art d'élever et de faire concourir les tortues voyageuses. Ce sport très peu connu organise des concours locaux, régionaux, nationaux et internationaux. La fédération internationale, basée à Sydney ( Australie) regroupe plus de cinquante-trois associations affiliées." (Wikipedia)

Les compétitions de colombotortuphilie se déroulent sur plusieurs distances :
- Vitesse (100 mètres)
- Demi-fond (1 kilomètre)
- Fond (50, 100, et 200 kilomètres)

La colombotortuphilie est bien souvent un sport familial. En particulier pour les compétitions de fond, pour lesquelles la tortue met plusieurs années à revenir à son tortuegeonnier (l'équivalent du pigeonnier).

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La course Middlesbrough-Leeds : 50 miles (environ 80 km) à parcourir à une allure moyenne de 0,24 km/heure !


Autrefois assuré par une équipe de volontaires, le suivi est maintenant effectué par satellite. Les premiers modèles de capteurs, apparus dans les années 1980, étaient trop encombrant, mais désormais seule une discrète marque rouge indique la présence de la puce GPS.

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Un émetteur des années 1980

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Tortues équipées de puces GPS miniaturisées.



En 2007, l'équipe de WTT (World Turtle Travel, Australia) a lancé son propre satellite de communication destiné au suivi des courses.
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L'équipe de la WTT lors du lancement du satellite TWW-1.Photographie jurvetson.


Chaque année, la WTT organise la course internationale WTC (World Turtle Championship) Les itinéraires sont tenus secrets jusqu'au jour de la compétition. Un site centralise les données de course, permettant aux concurrents de suivre en direct la progression des tortues.

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L'écran de contrôle de la course

Les tortues sont (contrairement aux apparences) des animaux fougueux. Afin d'éviter les faux-départ, les juges de course doivent veiller à ce que tous les concurrents partent en même temps.

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Le juge de course donne le départ

Bien que le rythme de la course soit très lent (pour un humain !), les luttes pour la victoire peuvent être tout à fait spectaculaires. En 2003, en Hongrie, l'arrivée de la course  Kecskemet - Szolnok (48 kilomètres) s'est jouée à quelques centimètres !

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2003 - L'arrivée de la course Kecskemet - Szolnok

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István, gagnant de la plupart des courses internationales entre 2007 et 2009

Le propriétaire du vainqueur reçoit en trophée la Rock-Turtle, qu'il remet en jeu l'année suivante :

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Le trophée de la course. Photographie z1784

Actu'Nature

Edit : Bien entendu, cet article était un poisson d'avril ! Par ailleurs, Actu'Nature ne cautionnera jamais les courses d'animaux !


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27 mars 2009

L'eau, enjeu du XXIème siècle

Le célèbre roman de science-fiction « Dune » va-t-il bientôt devenir réalité ? L'eau y est rare et précieuse, sur une planète désolée : un scénario imaginé par Frank Herbert en 1965, qui pourtant est aujourd'hui dangereusement crédible. Plus d'un milliard de personnes sur terre n'ont pas accès à l'eau potable, et ce chiffre pourrait atteindre les 3 milliards dans moins de 20 ans. A l'occasion du 5ème Forum mondial de l'eau à Istanbul, les députés européens se sont saisis de la question.
Le 12 mars dernier, les députés européens ont adopté une résolution dans la perspective du 5ème Forum mondial de l'eau, qui se tient à Istanbul du 16 au 22 mars 2009. Car si 71% de la surface du globe est constitué du précieux liquide, la pénurie en eau potable se fait sentir partout.

L'eau, c'est d'abord la vie
L'eau est indispensable à la vie sur la planète, et pourtant un ensemble de facteurs en réduisent toujours plus la disponibilité : croissance démographique, production agricole (qui absorbe 70% de notre consommation en eau), pauvreté, mauvaise gestion des ressources en eau ou troubles politiques. Les ressources en eau potable se raréfient sur terre, alors que les besoins s'accroissent. On estime actuellement que les eaux malsaines ou polluées sont responsables de 80% des maladies et décès des pays en voie de développement.

Or, selon les prévisions, ce tableau devrait à l'avenir encore se noircir : le changement climatique devrait en effet accroître la désertification, notamment en Afrique, et les « migrations de l'eau » vont se développer, les hommes se déplaçant vers des lieux où l'eau est accessible.

Est-il temps de modifier nos comportements ? Chaque terrain de golf en Espagne absorbe annuellement l'équivalent en eau de la consommation d'une ville de 12 000 habitants et un enfant naissant dans le monde développé consomme entre 30 à 50 fois plus d'eau qu'un enfant des pays en voie de développement. De quoi nous faire réfléchir…

Conscients du problème, les députés européens ont adopté une résolution en octobre 2008. Ils ont appelé de leurs vœux un travail commun des Etats membres pour économiser le précieux liquide. A cette occasion, l'Autrichien Richard Seeber (membre du Parti populaire européen - PPE-DE) a rappelé qu'un tiers des Européens vivent dans des régions faisant face à des problèmes de pénurie d'eau.

Le 12 mars dernier, le Parlement européen a également demandé à la Commission européenne de lui présenter un programme favorisant la prise de conscience dans l'Union européenne et ses pays partenaires.

Bientôt des « conflits  de l'eau » ?
L'eau est devenue une ressource stratégique. On considère qu'aujourd'hui, 2,8 milliards de personnes vivent dans des régions qui pourraient connaître des tensions du fait de l'accès à l'eau potable. En 2030, ce chiffre pourrait atteindre 3,9 milliards. Certains experts prédisent d'ores et déjà que les guerres du futur n'auront plus pour déclencheur l'accès au pétrole, mais bien l'accès à l'eau. C'est d'ailleurs déjà le cas dans certaines régions du monde, et en particulier entre des pays qui partagent un même fleuve ou une même rivière. Les pays situés en amont du courant peuvent potentiellement couper l'accès à l'eau des pays situés en aval du même fleuve.

Les eaux du Nil traversent par exemple 9 pays, avant de se jeter dans la mer Méditerranée. Le pays le plus en aval, l'Egypte, en dépend totalement puisqu'il ne pleut quasiment pas. Avec la croissance démographique, l'eau peut-elle manquer si les pays en amont, comme l'Ethiopie ou le Soudan, puisent toujours plus des eaux du Nil ?

De même avec les rivières du Tigre et de l'Euphrate. Les eaux s'écoulent d'abord en Turquie, puis en Syrie et en Irak. Un projet turc prévoit de construire 22 barrages et 18 centrales hydrauliques le long de ces rivières : selon certains commentateurs, ce projet pourrait réduire la quantité d'eau accessible de 40% pour la Syrie et de 80% pour l'Irak ! Quelles peuvent être les conséquences géopolitiques d'un tel bouleversement ?

Des députés qui s'engagent
La résolution adoptée par le Parlement européen le 12 mars, considérant que la distribution d'eau est très inégalitaire alors qu'elle devrait constituer un droit fondamental et universel, qualifie l'eau de bien commun de l'humanité. Les députés refusent ainsi de définir l'eau comme un simple bien soumis aux règles du marché.

Selon eux, un effort substantiel doit être fait en direction des populations les plus touchées. Malgré la crise financière, les Etats membres devraient augmenter leurs efforts en matière d'aide au développement. Sans cela, il sera difficile d'atteindre les Objectifs du millénaire en matière d'approvisionnement en eau potable d'ici à 2015.

A l'occasion du 5ème Forum mondial de l'eau à Istanbul, du 16 au 22 mars, une délégation de députés européens va rencontrer des représentants de la société civile, du secteur privé et des syndicats pour débattre de ces questions. Par ailleurs, le Parlement européen a accueilli, en février dernier, un grand évènement sur ces thématiques intitulé « Faire la paix avec l'eau ». Mikhaïl Gorbatchev et le Prince Albert II de Monaco étaient notamment présents.

« Le 21ème siècle sera celui de l'eau ou ne sera pas », serait-on tenté de dire pour parodier Malraux…

Source : Europarl

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26 février 2009

Le loup menacé en France

Décidément, la situation du loup en France est préoccupante. Cette fois-ci, un acte de braconnage a donné naissance... à un comité de soutien ! Cerise sur le gâteau, une campagne de désinformation est menée tambour battant afin de manipuler les médias et l'opinion publique !! A l'heure où la préservation de la biodiversité et en particulier des espèces menacées devrait être une priorité absolue, il est indispensable de réagir contre ce type d'acte. L'équipe d'Actu'Nature soutient complètement l'action de la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature et vous transmets leur communiqué de presse. Merci à Jean-Louis Chery (Association Agir pour les Florides) de nous avoir transmis cette information.

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Le loup, un maillon indispensable de la chaîne alimentaire.
Photographie sous licence cc-by-nc-sa, par Andreas Åkre Solberg

Chers amis,

le braconnage du loup au Petit-Bornand a mis le feu aux poudres et la situation est grave. Le coup était bien préparé et nous avons été surpris par la violence et l'efficacité de l'attaque. Nous devons absolument inverser le rapport de force et mobiliser toutes nos énergies pour ne pas laisser ceux qui poussent les citoyens à se haïr les uns les autres et usent de la désinformation comme une arme de propagande. Nous ne pouvons laisser violer la loi sans réagir car, au delà du loup, c'est tout le lien social que nous accepterions de voir détruire par ceux qui ne savent utiliser que la violence et la force.

Je compte sur vous pour prendre trente secondes de votre temps et d'envoyer le message suivant aux deux députés impliqués dans cette affaire avec une copie à la FRAPNA 74 pour que nous puissions suivre l'efficacité de notre action. Pour cela rien de plus simple :

1. un copié collé des quatre adresses électroniques ci-dessous

2. un copié collé du message ci-dessous

3. Cliquer sur "Envoyer le message"

Je vous demande de diffuser au MAXIMUM ce message auprès de vos adhérents, votre famille, vos amis et vos relations. Nous avons très peu de temps pour réagir avec force. Jean Louis Borloo doit venir en Haute-Savoie le 13 mars et si d'ici là nous n'avons pas réagi de manière forte et appropriée, nous perdrons !

Eric FERAILLE Président de la FRAPNA Haute-Savoie

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ADRESSES ÉLECTRONIQUES A COPIER

info@lioneltardy.org

ltardy@assemblee-nationale.fr

msaddier@assemblee-nationale.fr

frapna-haute-savoie@frapna.org


TEXTE A COPIER

Monsieur le Député,

Depuis le début du mois de janvier une campagne médiatique prétend mobiliser l'opinion contre la présence du loup en Haute Savoie. Un braconnier ayant volontairement abattu un loup la semaine dernière sur la commune du Petit Bornand les Glières, en Haute-Savoie, un comité de soutien s'est constitué qui prétend cautionner ce délit à l'encontre d'une espèce protégée par la législation française et la Convention de Berne.

Le loup est un prédateur naturel qui a toute sa place au sommet de la pyramide alimentaire dans nos écosystèmes et les difficultés rencontrées par les éleveurs sont à prendre en compte de manière objective sans attribuer au loup la responsabilité de toutes les difficultés de l'élevage ovin.

Nous vous demandons en tant que parlementaire de prendre vos responsabilités en mettant en ouvre le principe que vous venez de voter dans la loi Grenelle : maintenir et développer la biodiversité.

Les responsables politiques ont le devoir de défendre le droit et l'intérêt général face à ceux qui attisent des peurs irrationnelles et se placent dans l'illégalité.

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05 janvier 2009

Agir pour les Florides

L'équipe d'Actu'Nature est heureuse de vous annoncer la naissance d'Agir pour les Florides. Cette association a pour but de promouvoir la connaissance et la protection des tortues aquatiques nord américaines par la création de documents d'information, l'organisation de campagnes d'information, ainsi que par l'intervention auprès des pouvoirs publics et des organismes de gestion d'espaces naturels.

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Au programme également : l'aide à la constitution de refuges destinés à recevoir
ces tortues et le soutien  de toutes actions issues d'organismes ou de particuliers
poursuivant les mêmes buts. Photographie © Christelle Bridel


Cette association réunit une équipe de passionnés, déterminés à faire connaître et à protéger ces animaux. Son président, Jean-Louis Chery, a gentiment accepté de nous consacrer un peu de son temps pour répondre à nos questions.

Actu'Nature : Depuis quand vous intéressez-vous à la cause animale ?
Jean-Louis Chery : Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été intéressé par la vie animale autour de moi et, plus tard, déjà sensibilisé par la contradiction humaine qui fait que l'on méconnaît ce qui est à nos pieds pour s'intéresser à une faune exotique et lointaine. D'où déjà un certain refus de l'élevage en captivité d'espèces non adaptées à notre beau pays. J'ai été tour à tour, militant de Greenpeace, du ROC (Rassemblement des Opposants à la chasse), du FIR (Fond d'Intervention pour les Rapaces), de la LPO, des Verts et des Amis de la Terre... A 60 ans passés, je suis toujours autant scandalisé par la bêtise humaine et laisse couler mes larmes devant le spectacle affligeant d'un cervidé que l'on persécute à mort jusque dans le jardin d'un particulier.

A.N : Pourquoi prendre le cas des tortues de « compagnie » (NAC) pour emblème de votre lutte ?
J.L.C :  parce qu'elles sont symboliques d'un certain comportement humain, consistant à utiliser la vie des autres espèces vivant sur cette planète pour son intérêt et à leur nuire dès que cet intérêt disparaît.

A.N : A l'aube de ce 21ème siècle en crise, ne pensez-vous pas qu'il y a plus urgent à faire ? Pourquoi Agir pour les Florides ? cela peut être dérisoire si l'on considère ce micro problème à l'échelle planétaire ?
J.L.C :  il n'y a pas de plus grande priorité que d'éduquer l'être humain à respecter la vie. Chaque pas, aussi petit soit-il, quand il est fait vers le respect de la vie sous toutes ses formes, est une réelle avancée pour l'humanité. Toute action est profitable dès qu'elle fédère même un petit groupe de personnes et qu'elle agit pour l'éducation d'un plus grand nombre d'individus.

De plus, lutter pour obtenir un statut à ces animaux, « fabriqués » presque par clonage pour en faire un objet de consommation que l'on jette, est un but à notre portée, tout à fait réalisable. S'il n'est pas permis à chacun d'entre nous d'approcher les bébés phoques ou autres animaux « exotiques », tout le monde peut voir ces tortues aujourd'hui en France et alentours. Et avec l'association Agir pour les Florides, chacun peut désormais participer à leur protection.


Agir_pour_les_Florides

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17 décembre 2008

Fêtes, festins, et responsabilités

Le réveillon est traditionnellement l'époque des bonnes résolutions... Et si, cette année, vous décidiez de manger "responsable" ?

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Ce montage photo a été réalisé à partir d'images libres de droits. Merci à artbondito, Ethelred, Gene Zhang, grapa, ainsi que FarmSanctuary.org

Il ne s'agit pas de devenir végétarien, mais simplement de se fixer une ligne de conduite respectueuse de la vie animale :

  • Ne pas consommer d'aliments impliquant une souffrance animale (tel le foie gras)
  • Privilégier les volailles élevées en plain air, et refuser les viandes issues d'élevages en batterie
  • Ne pas faire de ce réveillon un moment de gloutonnerie où l'on mange jusqu'à se rendre malade !

Et surtout : ne pas se voiler la face ! Les animaux qui se retrouvent dans nos assiettes sont élevés dans diverses conditions, parfois acceptables, parfois atroces. Lors de nos achats, en privilégiant systématiquement les filières respectueuses de la condition animale, nous avons la possibilité d'influer sur les conditions d'élevage.

Actu'Nature

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25 juillet 2008

Un nouveau site pour les carpistes

Une fois n'est pas coutume, c'est aujourd'hui un site sur la pêche qui vous est présenté dans Actu'Nature.

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Carpe-record, le magazine des carpistes


Le magazine Carpe-record, spécialiste de la pêche à la carpe, vient d'ouvrir son site éponyme. Ce site de qualité a séduit notre équipe de rédaction. Loin d'être une simple vitrine commerciale, Carpe-record diffuse des informations claires et pertinentes aux passionnés de pêche à la carpe.

Nous avons particulièrement aimé la rubrique « récits », dans laquelle les auteurs, souvent de réels observateurs de la Nature, décrivent leurs expériences. Les récits sont d'un très bon niveau : cette discipline, très technique, impose à l'amateur d'acquérir des connaissances très précises sur l'environnement et le comportement animal. On est bien loin d'une « pêche en vivier pour touristes » !

Nous avons regretté l'absence d'une rubrique « grand public ». Le site, de très bon niveau, regorge de termes techniques pas toujours accessibles aux néophytes. Un glossaire ou un article « découverte » nous semblerait bien utile.

Retrouvez le site Carpe-record sur http://www.carpe-record.fr/

Note de la rédaction
Parler de ce sujet dans un site de protection de la Nature peut sembler assez peu... naturel ! Toutefois, il faut savoir que la pêche à la carpe occupe une place à part dans le monde des loisirs de type « chasse/pêche ». En effet, les carpistes sont à la pointe du « No-kill » (les poissons capturés sont soignés puis remis à l'eau) et, comme nous l'avons dit, possèdent des connaissances étendues sur l'environnement. Bien entendu, dans un monde idéal, il serait sans doute préférable de ne plus pêcher, mais dans une optique plus modérée, on pourrait déjà souhaiter que les autres types de pêche prennent modèle, peu à peu, sur les pratiques en vigueur dans le monde des carpistes. Ce serait déjà un premier pas dans le bon sens  !




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19 juillet 2008

Centrales nucléaires française : encore une fuite

France — Paris, le 18 juillet 2008 – Une nouvelle fuite sur un site nucléaire d'Areva, à l'usine FBFC de Romans-sur-Isère (Drôme), a été détectée hier. Une rupture de canalisation, qui daterait de plusieurs années, en est à l'origine.

Pour Greenpeace, une semaine après Tricastin, ce nouvel accident illustre de nouveau le danger et les graves problèmes de pollution que pose l'industrie nucléaire dans son ensemble, des centrales nucléaires aux sites de traitement et de gestion des matières et déchets radioactifs. Derrière ces incidents à répétition se dessine la faillite de toute une filière dangereuse, coûteuse et inutile. « A l'heure où l'on nous présente le nucléaire comme la planche de salut pour l'indépendance énergétique et le climat, et quelques jours à peine après l'annonce du de la construction d'un nouvel EPR, les accidents de Tricastin et de Romans-sur-Isère viennent une rappeler une réalité toute simple : le nucléaire est une énergie polluante et dangereuse et mal maîtrisée ! » déclare Frédéric Marillier, chargé de campagne Nucléaire et énergie à Greenpeace France.

Depuis des années, Greenpeace dénonce et documente ces pollutions, qu'elles soient accidentelles ou liées à un fonctionnement normal. L'usine de retraitement de La Hague (Manche) est par exemple autorisée à rejeter en moyenne, chaque jour, plus de 11 000 fois ce qui a fui à Tricastin. La nappe phréatique située sous le centre de stockage de la Manche est donc affectée par une pollution permanente. Les mesures effectuées par Greenpeace en 2006 montrent une concentration de 18 000 becquerels/litre, soit 180 fois la norme sanitaire européenne.

Greenpeace prend acte des déclarations du Ministre d'Etat Jean-Louis Borloo visant à évaluer les impacts de l'industrie nucléaire, mais regrette vivement que cette préoccupation soit si tardive et opportuniste. « Messieurs Borloo et Sarkozy aurait du penser à ce problème avant d'annoncer la construction d'un deuxième EPR, poursuit Frédéric Marillier. Il est inconcevable de relancer le nucléaire alors que l'on se rend compte aujourd'hui qu'on ne maîtrise pas cette technologie et qu'on redécouvre qu'elle pollue. »

Source : Greenpeace.fr

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17 mars 2008

Abruti d'artiste !

Doit-on tout accepter sous prétexte de faire "de l'art" ?

En 2007, Guillermo Vargas Habacuc, un soi-disant "artiste", a ramassé un chien abandonné dans la rue, l'a attaché à une corde très courte au mur d'une galerie d'art et l'a laissé mourir là de faim et de soif.

Pendant des jours, l'auteur de cet acte cruel, mais aussi les visiteurs de la galerie ont assisté, impassibles, à l'agonie du pauvre animal. Il a fini par mourir d'inanition, après un douloureux, absurde et incompréhensible calvaire.

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Ce chien est mort de faim et de soif, uniquement pour flatter l'égo d'un crétin qui se prend pour un artiste !

Mais ce n'est pas tout: la prestigieuse "Bienale Centroamericana de Arte" (Honduras) a décidé, pour des raisons obscures, que cette sauvagerie serait... une oeuvre d'art ! Et pour cela, Guillermo Vargas Habacuc a été invité à répéter son acte innommable pendant l'édition 2008 de la Biennale !!!

http://www.youtube.com/watch?v=O6vP8CgTonQ

Empêchons cela !!
Signer ici (C'est très facile, cela prend 10 secondes et cela permettra d'éviter à un
pauvre animal une mort cruelle) :

http://www.petitiononline.com/13031953/

MERCI DE FAIRE SUIVRE CE MESSAGE

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02 novembre 2007

Actu'Nature : pause temporaire

Bonjour,

Le site Actu'Nature prend une pause. Afin de vous proposer encore plus d'informations sur l'environnement et la Nature, les sites Actu'Nature, Info'Nature, et l'annuaire des sites nature vont prochainement bénéficier d'une refonte globale.

Bien sûr, cette pause est temporaire. La remise en route des ssites est prévue début 2008. Pendant ce temps, les sites restent toujours accessibles, mais aucune mise à jour ne sera effectuée.

A bientôt !

Frédéric Bridel

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04 octobre 2007

Le Costa Rica recycle les résidus de scieries

1er octobre 2007, Rome – Un projet pilote au Costa Rica consistant à transformer les résidus polluants du bois en source d’énergie “propre” offre de nouvelles perspectives aux industries du bois dans les pays en développement, selon la FAO.

Le projet, qui bénéficie de l'assistance technique de la FAO, transforme les stocks de sciure et autres résidus des industries du bois en lingots pouvant servir de source renouvelable d’énergie, et d’alternative aux combustibles fossiles.

Le projet innovant du Costa Rica aidera à réduire les émissions de gaz à effet de serre et contribuera au développement durable”, indique Jan Heino, Sous- Directeur général de la FAO responsable du Département des forêts.

Dans de nombreux pays, les excédents de résidus de bois des scieries prennent beaucoup de place et polluent souvent les cours d’eau. La décomposition de ces résidus produit des émissions de méthane, un gaz à effet de serre très puissant qui contribue au changement climatique. Sans compter que les résidus peuvent s’enflammer spontanément et présentent donc un risque d’incendie pour le propriétaire de la scierie.

Commerce mondial de crédits carbone
Le projet au Costa Rica se base sur le Mécanisme de développement propre (MDP) du Protocole de Kyoto dans le cadre duquel les organismes publics ou privés peuvent investir dans des projets de "développement propre" dans les pays en développement.

Tout en réduisant les émissions, les projets MDP visent à promouvoir le développement durable dans le pays d’accueil. Les réductions des émissions obtenues par le biais du projet peuvent être échangées en tant que tonnes d’équivalent de dioxyde de carbone évaluées à environ 10 dollars la tonne.

Dans le cadre du MDP, le projet pilote pour la production et l’utilisation des granulés bois au Costa Rica pourrait présenter un double avantage: d’une part, éviter les émissions de méthane des résidus ligneux produits par les scieries locales, et d’autre part, remplacer les combustibles fossiles par des granulés bois - une énergie renouvelable - dans les industries locales.

Une scierie de grande taille ou de dimensions moyennes pourrait, par exemple, en évitant la production de méthane, générer des crédits-carbone pour une valeur de plus d’un million de dollars sur une période de comptabilisation de sept ans, tandis que d’autres sociétés pourraient se voir allouer à peu près la même quantité en remplaçant les combustibles fossiles par des granulés.

Le projet pilote aidera les petites scieries qui souvent sont contraintes d’accumuler des stocks, avec les impacts négatifs que cela comporte pour l’environnement.

Jusqu’à présent, selon la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC), le MDP a reçu un bon accueil et une forte demande de la part du marché, aussi bien dans les pays développés qu’en développement, avec quelque 800 projets répertoriés dans 48 pays et 1 300 autres dans la filière.

Le MDP dans son ensemble devrait générer quelque 2 milliards de tonnes de crédits carbone d’ici fin 2012, à la conclusion de la première période d’engagement du Protocole de Kyoto, soit un volume correspondant aux émissions annuelles de la Russie.

Les pays peuvent bénéficier des projets MDP à condition d’avoir ratifié le Protocole de Kyoto. Ils sont, en outre, tenus de mettre en place une Autorité nationale, généralement un organe émanant d’un ministère compétent qui peut approuver les propositions de projets MDP. Les pays doivent aussi être en mesure de prouver que sans le projet MDP, les émissions de gaz à effet de serre seraient plus importantes.

La FAO a entamé la révision des méthodologies MDP existantes pour les petits projets destinés à éviter la production de méthane. Elle est en attente de l’approbation du Conseil exécutif de la CCNUCC, ce qui vaudrait aux pays en développement comme le Costa Rica de tirer de plus grands avantages des opportunités du MDP.
Source : Fao

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19 septembre 2007

Une pétition contre la torture des lévriers espagnols

L'association PETA's Action Center lance une pétition pour lutter contre la torture des lévriers espagnols (galgos).

La page d'information (en anglais) est à cette adresse : http://getactive.peta.org/campaign/tortured_spanish_greyhounds


Merci à Barbara LEFRANC (Le bulletin des lévriers) de nous avoir transmis cette information.


Note de la rédaction : la pétition initiée par Barbara a déjà recueilli plus de 12.800 signatures !

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16 août 2007

Le changement climatique, susceptible d'aggraver la faim dans le monde

7 aôut 2007, Chennai/Rome- Le changement climatique nuira vraisemblablement à la production vivrière du monde en développement, tandis que les pays industrialisés pourraient enregistrer des gains de production, a déclaré le Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf, aujourd'hui, dans une allocution prononcée lors de la Conférence de la Fondation de recherche M.S. Swaminathan à Chennai (Inde).

"Le rendement potentiel est susceptible d'augmenter aux plus hautes latitudes, selon les cultures, en cas d'accroissement moyen de la température de la planète de 1 à 3°C, puis de diminuer ensuite", a-t-il indiqué. "En revanche, aux plus faibles latitudes, en particulier dans les régions tropicales aux sécheresses saisonnières, il reculera probablement, y compris en présence de légères augmentations de température, ce qui accentuerait le risque de faim". L'augmentation de la fréquence des sécheresses et des inondations aurait des répercussions négatives sur la production locale, en particulier dans les secteurs de subsistance à faible latitude, a ajouté M. Diouf.

"L'agriculture pluviale dans les zones marginales des régions semi-arides et subhumides est la plus à risque", a-t-il expliqué. "L'Inde pourrait perdre 125 millions de tonnes de céréales non irriguées - soit l'équivalent de 18 % de sa production totale". Les impacts du changement climatique sur les forêts et sur les populations tributaires des forêts sont déjà manifestes avec la multiplication des feux de forêt et des foyers de ravageurs et de maladies. Selon M. Diouf, une adaptation au changement climatique sera nécessaire dans un grand nombre d'écosystèmes, y compris les agro-écosystemes (cultures, élevage et herbages), les forêts et les terres boisées, les eaux continentales et les écosystèmes côtiers et marins.

Exploitation des nouvelles biotechnologies
La science et la technologie devront être le fer de lance de la production agricole au cours des 30 prochaines années, à un rythme plus soutenu que ne l'a fait la Révolution Verte durant les trois dernières décennies, a affirmé M. Diouf. "L'exploitation des nouvelles biotechnologies, et notamment la culture in vitro, le transfert d'embryons et l'utilisation de marqueurs ADN, peut compléter les approches classiques de sélection, en accroissant les niveaux de rendement et l'efficacité d'utilisation des intrants, en réduisant les risques et en améliorant la qualité nutritionnelle," a-t-il affirmé.

Il a cependant souligné que la plupart des plantes génétiquement modifiées cultivées aujourd'hui ont été conçues pour leur tolérance aux herbicides et leur résistance aux parasites. Mais les cultures OGM présentant des traits précieux pour les agriculteurs pauvres, en particulier face au changement climatique - tels que la résistance à la sécheresse, aux températures extrêmes, à l'acidité et à la salinité du sol - ne sont pas encore une réalité. "Je ne me lasserai pas de réaffirmer la nécessité d'affronter également les besoins des agriculteurs pauvres dans les zones pluviales et sur les terres marginales", a déclaré M. Diouf. "Veiller à ce que les nouvelles biotechnologies contribuent à ce but, en tenant pleinement compte des considérations de biosécurité, de socio-économie et d'éthique liées à l'utilisation de certaines de ces technologies, demeure un défi pour toute la communauté scientifique".

En Inde, pas que des succès
Faisant remarquer que le thème de la Journée mondiale de l'alimentation de cette année (15 octobre) est "le droit à l'alimentation", M. Diouf a félicité l'Inde pour son rôle de pionnier et de modèle dans la mise en application de ce droit grâce aux contributions de tous les secteurs de la société. En particulier, il a mis l'accent sur le Programme intégré pour le développement de l'enfant (ICDS), qui offre à des millions de mères et d'enfants des services de soin, une éducation nutritionnelle et sanitaire, une éducation préscolaire, une alimentation complémentaire, un suivi et une promotion de la croissance, et se rattache aussi aux services de santé de base comme l'immunisation et la complémentation en vitamine A.

En outre, le Directeur général de la FAO a félicité l'Inde pour son programme national " Midday Meal " qui offre des repas gratuits aux écoliers, et pour sa loi de garantie de l'emploi rural visant à affronter les problèmes de pauvreté rurale. Et pourtant, ces succès n'éclipsent pas pour autant les problèmes qui demeurent, a également remarqué M. Diouf.

"Aux succès impressionnants de la croissance économique de l'Inde et de son émergence en tant que puissance mondiale s'oppose un tableau plus sombre, une bonne partie de la population indienne ne bénéficiant pas des transformations dynamiques en cours dans le pays", a-t-il remarqué, citant des statistiques de l'Enquête nationale sur la santé des familles qui montrent que 40 pour cent des adultes du pays sont trop maigres et que 79 pour cent des enfants de 3 mois à 3 ans souffrent d'une forme d'anémie.

"Aucun état en Inde n'est exempt d'affections liées aux carences en iode, tandis que la carence en vitamine A continue d'être un problème de santé publique parmi les écoliers d'âge préscolaire. Dans un pays où 348 millions d'habitants ont moins de 14 ans, il s'agit de niveaux alarmants de malnutrition infantile," a mis en garde M. Diouf.

Source : FAO

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07 août 2007

La renouée du Japon - Bulletin d'alerte

Le portail Info-Nature publie un bulletin d'alerte présentant la Renouée du Japon (Fallopia japonica). Cette plante invasive, originaire d'Asie, colonise nombre de biotopes, réduisant leur biodiversité. L'article, au format pdf, présente ce végétal et les moyens de le combattre.

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Renouée du Japon, détail des baies. Photographie © Jacques Prestreau

Accéder au bulletin d'alerte (fichier pdf)

Source : Info-Nature

Posté par inature à 15:46 - Environnement - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 juillet 2007

Le gratin aux OGM

Une succulente recette que nous prépare la commission européenne.

avlxyz_Alpha_ogm_by_sa_redim
Vous reprendrez bien un peu de gratin aux OGM ?
Montage photo réalisé d'après une photographie de avlxyz/Alpha
Licence Creative commons by-sa

Ingrédients - Pour 500 million d'habitants
- Une variété de pomme de terre OGM
- 27 ministres indécis
- Une commission européenne inconsciente
- Des citoyens majoritairement contre les ogm
- Des risques sanitaires

Préparation
- Présentez le dossier " pomme de terre OGM " aux ministres.
- Faites voter
- Aucune décision n'étant prise, transférez le dossier à la commission européenne
- Pendant ce temps, mettez ensemble l'avis des citoyens (plus de 80% sont opposés aux OGM) et les risques sanitaires, puis jetez le tout à la poubelle. Eh oui, mon bon monsieur : ici, on ne discute pas santé, on cause fric !
- Laissez mijoter, vous obtiendrez une superbe autorisation de mise sur le marché d'une pomme de terre qui pourra rendre certaines bactéries résistantes aux antibiotiques !

Vous pensez que c'est de la science-fiction ? Bien au contraire…
Une nouvelle pomme de terre OGM va prochainement atterrir dans nos assiettes. Cette variété "contient un gène de résistance à la néomycine et à la kanamycine, des antibiotiques réservés au traitement des infections aiguës" (Source : Greenpeace). Il faut savoir que ces ARMG  (gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques) peuvent être transférés des plantes aux bactéries. Celles-ci courent le risque de devenir résistantes aux antibiotiques et rendre inefficaces certains médicaments.

Le gouvernement français sans opinion ?
Pour avoir le droit de cultiver un OGM, les entreprises européennes doivent avoir reçu l'autorisation Conseil des ministres de l'Union Européenne. Mais pour cela, la décision doit être prise à la majorité qualifiée. Dans le cas contraire, la décision revient à la commission européenne. A Bruxelles, 11 pays ont voté contre, 10 pour, et 6  - dont la France - se sont abstenus. Vous lisez bien : A bruxelles, les ministres n'ont rien décidé ; Faute d'une majorité qualifiée, les gouvernements élus ont tout bonnement passé la main à la commission européenne !

Les dés sont jetés
Déjà en février 2006, la Commission européenne avait conclu "qu'il était improbable que cette pomme de terre ait un effet néfaste sur la santé humaine et animale ou sur l'environnement dans le cadre des utilisations proposées" (source : Actu-environnement.com). Faute d'un coup de théâtre bien improbable, la décision de la commission européenne sera vraisemblablement  positive, la pomme de terre BASF pourra donc être cultivée en toute légalité en Europe.

Dans sa demande d'autorisation, BASF n'exclut d'ailleurs pas que cet OGM puisse être utilisé ou présent dans l'alimentation humaine ! Même sans cela, ces OGM se retrouveront indirectement dans nos assiettes : la demande de BASF prévoit que certains sous-produits ne contenant pas d'amidon seront utilisés pour nourrir le bétail. Cet OGM entrera donc dans la chaîne alimentaire. Tout ceci bien entendu n'exclut pas les autres risques dus aux OGM, notamment celui de contaminer les autres cultures…

L'équipe d'actu'Nature vous souhaite un bon appétit !

Posté par inature à 10:04 - Agriculture et alimentation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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