18 octobre 2006
Le danger des particules en suspension
De nouvelles formes de particules en suspension
Des études indiquent que l’une des causes de décès prématuré pourrait provenir des poussières que nous respirons. Après s’être attaqués aux émissions de gaz fluorés puis aux émissions de CO2 cette année, les députés européens portent leur attention sur les niveaux de poussière présents dans l’atmosphère.

Respirer, c'est bon pour la santé !
Les particules en suspension désignent l’ensemble des petites poussières liquides ou solides que l’on retrouve dans l’air ambiant et qui proviennent, à l’origine, de phénomènes naturels, tels que les feux de forêts, les activités volcaniques, les brises marines ou encore les pollens. Malheureusement, certaines activités humaines engendrent de nouvelles formes de particules. Le trafic automobile, les activités industrielles, l’incinération des déchets, entre autres, produisent des poussières nocives, certaines sous forme gazeuse, contenant des métaux lourds, du carbone, des nitrates ou des sulfates.
Les scientifiques désignent les particules par les initiales du terme anglais particulate matter (PM) et les classent selon leur taille : les PM 10 ont un diamètre aérodynamique inférieur à 10 micromètres ; le diamètre des PM 2,5 est inférieur à 2,5 micromètres et celui des PM 1 est inférieur à 1 micromètre.
Plus les particules sont petites, plus elles sont nocives
C’est en inhalant que le corps humain absorbe ces particules en suspension. Les plus grosses d’entre elles, au diamètre supérieur à 10 micromètres, sont filtrées par les muqueuses du nez ou de la gorge et ne présentent donc pas de danger pour notre santé. Les PM 10 peuvent se loger dans les bronches et les poumons et déclencher des toux ou des éternuements.
Les fines particules PM 2,5 parviennent à entrer, via les poumons, dans le système sanguin. Grâce à des études récentes, on les tient désormais en partie responsables pour l’asthme et certaines allergies, mais également pour des attaques cardiaques ou des décès prématurés. Le rapport d’un groupe de travail de l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) précise qu’"une exposition prolongée à une atmosphère concentrant de trop nombreuses particules en suspension peut sérieusement réduire l’espérance de vie. Cette diminution de l’espérance de vie est provoquée par une augmentation des maladies cardio-pulmonaires et des cancers du poumon ».
Le cas des particules européennes
Les mesures indiquent la présence régulière de PM10 dans l’air ambiant en Europe. En revanche, les fines particules PM 2,5 sont plus difficiles à observer et il est nécessaire d’équiper davantage de stations de contrôle pour les mesurer.
Les concentrations importantes de PM10 se situent dans les grandes zones industrielles et urbaines - mais pas seulement. Les particules en suspension sont aisément déplacées par les vents et il est fréquent d’en retrouver dans des zones " propres », vierge de toute industrie lourde.
Les concentrations les plus importantes sont localisées au Benelux, en Allemagne, au nord de l’Italie et dans l’Europe centrale.
3,6 millions d’années de vie de perdues
Ces dernières années, le Parlement européen a adopté plusieurs directives visant à améliorer la qualité de l’air. La législation de l’Union européenne prend désormais en compte les niveaux de dioxydes de souffre, de plomb, d’ozone et de PM10 présents dans l’atmosphère. Pour les députés, il reste encore du pain sur la planche.
Le député européen allemand Holger Krahmer, du groupe des libéraux-démocrates, présente ainsi un rapport sur le futur de la qualité de l’air au sein de l’Union européenne. Il vise à fixer des limites sévères à la présence des fines particules PM2,5 " parce que le niveau élevé de pollution de l’air, particulièrement dans les régions densément peuplées, est en partie responsable de nombreuses maladies des voies respiratoires et de leurs conséquences."
Le rapport de Dorette Corbey, député néerlandaise du groupe socialiste, développe une stratégie plus générale contre la pollution de l’air. On y apprend ainsi qu’ " en Europe, la pollution atmosphérique coûte 3,6 millions d'années de vie, c'est-à-dire, en d'autres termes, que 360 000 personnes décèdent dix ans trop tôt.".
Les députés européens ont voté ces deux rapports mardi 27 septembre, en session plénière à Strasbourg. Dans le cas du rapport Krahmer, les amendements proposés ont été adoptés en première lecture de la procédure de codécision.
Commentaires
les feux de dechets végétaux
Aucune reglementation nationale ne regit la pratique des feux de jardins par les particuliers cependant un simple feu destiné à incinérer les dechets végétaux produit pour une quantité de 50 kg de déchets d'avantage de particules que les transports ou le chauffage . La taille des particules d'un feu de jardin inférieure à PM10 atteint une concentration de 5000 mg par m3 ...Soit :
exemple ...
une cheminée bois ouverte ...400 mg
une chaudiere bois bien reglée 20 mg
Un feu de jardin , pour un poids de vegetaux de 50 kg produit autant de PM < à PM10 qu'un moteur diesel sur un parcours de 8500 Km ou encore autant que les besoins en chauffage d'un pavillon pendant 4 mois 1/2
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