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15 avril 2007

Canada : un rapport offre un aperçu des espèces sauvages

Les Canadiens et Canadiennes partagent leur territoire avec plus de 70 000 espèces sauvages. Du minuscule insecte à l'arbre le plus majestueux, nous devons reconnaître l'importance de protéger cette gamme incroyable de plantes et d'animaux.

Pour prévenir la disparition d'espèces sauvages au Canada, il faut tout d'abord connaître les espèces se trouvant sur le territoire, savoir où les trouver et comment elles se portent. En vertu de l'Accord pour la protection des espèces en péril, les provinces, les territoires et les ministères fédéraux collaborent pour obtenir un aperçu national, au moins tous les cinq ans, des changements continuels qui touchent les populations d'espèces. Grâce à cet effort, le Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril peut produire la série de rapports Les espèces sauvages. Cette série sert à offrir une plateforme unique d'évaluation, de surveillance et de classement d'une vaste gamme d'espèces de toutes les régions au Canada.

Le rapport Les espèces sauvages 2005 : Situation générale des espèces au Canada, publié en octobre 2006, est le deuxième rapport de la série. Il présente les résultats de l'évaluation de la situation générale de plus de 7500 espèces au Canada.

Comment cela fonctionne-t-il ?
L'évaluation de la situation générale tient compte des meilleurs renseignements existants sur la taille de la population, la distribution, les menaces et les tendances, afin de produire une évaluation de la situation de chaque espèce, et de classer autant d'espèces que possible selon un système de classification de la situation générale. On classifie les espèces selon leur situation générale dans chaque région (par province, territoire et par région océanique), et à l'échelle du Canada.

La série Les espèces sauvages classifie les espèces à l'aide de 10 classifications de situation générale, soit espèces disparues, espèces disparues au Canada, espèces en péril, espèces possiblement en péril, espèces sensibles, espèces en sécurité, espèces indéterminées, espèces non évaluées, espèces exotiques et espèces occasionnelles. Grâce à ces catégories, on peut mettre l'accent sur certaines espèces en ce qui a trait aux efforts et à l'attention requis pour empêcher leur déclin ou leur disparition.

On examine et met à jour les classifications tous les cinq ans. Éventuellement, cela permettra aux Canadiens et aux Canadiennes de suivre les améliorations ou les déclins au fil du temps. Ces tendances pourraient permettre de perfectionner les pratiques de conservation.

Résultats du rapport Les espèces sauvages 2005
Le rapport Les espèces sauvages 2005 présente la situation générale de 10 groupes d'espèces, soit les plantes vasculaires, les moules d'eau douce, les écrevisses, les odonates (libellules et demoiselles), les cicindèles, les poissons, les amphibiens, les reptiles, les oiseaux et les mammifères.

Dans le rapport Les espèces sauvages 2005, on a évalué pour la première fois six groupes d'espèces. De plus, le rapport propose une mise à jour des classifications de la situation générale pour certains groupes évalués dans le rapport Les espèces sauvages 2000, soit les fougères et orchidées, les poissons d'eau douce, les amphibiens, les reptiles, les oiseaux et les mammifères.

Selon les résultats généraux du rapport de 2005, la majorité des espèces sauvages au Canada sont en sécurité. Soixante-dix pour cent des espèces en péril, possiblement en péril, sensibles et en sécurité sont jugées en sécurité à l'échelle nationale. Par exemple, l'écrevisse à pinces bleues, l'écrevisse la plus commune au Canada, se trouve dans toutes les provinces allant de l'Alberta au Nouveau-Brunswick. Toutefois, en Ontario et au Québec, l'écrevisse exotique lui fait concurrence. Cette écrevisse a fait disparaître l'écrevisse à pinces bleues de plusieurs systèmes aquatiques en Ontario en raison de sa capacité compétitive supérieure et de son cycle de reproduction plus rapide. Même si on constate une baisse de la population de l'écrevisse à pinces bleues et sa disparition dans certains milieux, c'est une espèce commune qu'on retrouve dans plusieurs régions au Canada. On juge donc cette espèce en sécurité au Canada.

Le pourcentage d'espèces jugées en sécurité au Canada varie de façon significative parmi les différents groupes taxinomiques. Pour huit des dix groupes évalués dans le rapport, au moins 65 p. 100 des espèces ont été jugées en sécurité. Toutefois, pour les deux autres groupes, soit les moules d'eau douce et les reptiles, ce chiffre est beaucoup plus bas. On a jugé en sécurité seulement 37 p. 100 des moules d'eau douce et 31 p. 100 des reptiles au Canada. Ces deux groupes comptent le plus grand nombre d'espèces jugées en péril et possiblement en péril au Canada. Les amphibiens comptent aussi un grand nombre d'espèces en péril (20 p. 100) au Canada.
Faire le suivi des changements au fil des ans

Au total, on a évalué 1 330 espèces dans les rapports Les espèces sauvages 2000 et Les espèces sauvages 2005. De ce nombre, 12 p. 100 des espèces ont obtenu une classification au Canada en 2005 différente de celle de 2000. Toutefois, la majorité des changements apportés à ces classifications sont principalement d'offrir un aperçu plus exact de la situation des espèces. Ils ne sont pas attribuables à un changement biologique réel de la population d'espèces. Seulement six pour cent des changements pouvaient être attribués, en entier ou en partie, à des changements biologiques enregistrés depuis 2000.

Au total, on a accordé un niveau de risque supérieur aux espèces dans 39 p. 100. Dans 31 p. 100 des cas, on a attribué un niveau de risque inférieur à d'autres espèces, et dans 30 p. 100 des cas, on a modifié la classification des espèces jugées indéterminées, non évaluées, occasionnelles ou disparues dans certaines régions.

Le crapaud de l'Ouest, qu'on retrouve dans les Territoires du Nord-Ouest, au Yukon, en Colombie-Britannique et en Alberta, est une des espèces dont la classification a été modifiée depuis le rapport de 2000. On lui a accordé un niveau de risque supérieur. Selon de nouveaux renseignements, les populations dans certaines régions du Canada diminuent. On a même découvert que la population avait disparu dans une région. Les populations canadiennes de crapauds de l'Ouest sont importantes pour la survie mondiale de l'espèce, dont le nombre diminue dans certaines régions des États-Unis.

La série Les espèces sauvages tente d'aider le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) à établir l'ordre de priorité des espèces en vue des évaluations détaillées de la situation. Dans le rapport de 2005, trois groupes non considérés par le COSEPAC jusqu'à maintenant ont été évalués (les écrevisses, les cicindèles et les odonates). Au total, 32 des 250 espèces de ces trois groupes ont été jugées possiblement en péril au Canada. Cela suggère que le COSEPAC devrait effectuer une évaluation détaillée de la situation de ces espèces.

Jusqu'à maintenant, la série Les espèces sauvages a principalement évalué les groupes d'espèces pour lesquels il est facile d'obtenir de l'information et l'opinion d'experts. À l'avenir, le programme tentera de se concentrer sur certains groupes, notamment les mousses, les lichens, les sauterelles et les grillons, pour lesquels il n'existe pas autant d'information.

Source       : Soutenir l’environnement et les ressources pour les Canadiens

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03 avril 2007

Crise de l'eau : les pays riches aussi !

Les crises de l'eau, considérées comme un problème touchant les pays les plus pauvres, affectent de façon croissante certaines des nations les plus prospères, déclare le WWF avant la Semaine mondiale de l'eau à Stockholm (20-26août). L'Organisation Mondiale de Protection de l'Environnement vient de publier un nouveau rapport « Rich countries, poor water » (« Pays riches, médiocres pour l'eau ») qui donne une vue d'ensemble des enjeux sur l'eau dans les pays développés.

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New York city - photographie Freefoto

Le rapport montre que la combinaison des changements climatiques, des épisodes de sécheresse et de la disparition des zones humides qui stockent l'eau engendre une crise mondiale, aggravée par l'inadéquation des aménagements et la mauvaise gestion de cette ressource. Le rapport se base sur des exemples pris en Australie, en Espagne, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et au Japon.

Dans les villes les plus assoiffées au monde, comme Houston et Sydney, le rythme de consommation de l'eau est bien plus élevé que celui de la reconstitution des réserves. A Londres, les fuites dues à un réseau de distribution vétuste sont estimées à l'équivalent de 300 piscines olympiques par jour. Dans les pays méditerranéens, la consommation d'eau à grande échelle liée au tourisme de masse et à l'irrigation de certaines cultures gourmandes en eau mettent en danger les ressources disponibles.

En France, « à la veille du deuxième passage de la loi sur l'eau au Sénat, le troisième épisode de sécheresse en quatre ans montre bien que la gestion de l'eau demeure un enjeu majeur et qu'il est indispensable de mettre en place une politique d'objectifs et de moyens cohérents visant à préserver le fonctionnement des milieux aquatiques et la ressource en eau », souligne Cyrille Deshayes, responsable Eaux Douces du WWF-France.

Quant aux pays émergents, « ils ont encore la possibilité de ne pas répéter les erreurs du passé et de s'épargner les coûts élevés qu'entraînent la restauration des écosystèmes d'eau douce détériorés », remarque Jamie Pittock, directeur du programme global Eaux Douces du WWF. Malheureusement, la majorité de ces pays a déjà été séduite par de grands projets d'infrastructures, sans qu'il n'y ait eu de réelle évaluation des besoins en eau ni de leurs coûts pour les populations et pour la nature ». Au Brésil et en Chine, plusieurs projets de barrages suscitent l'inquiétude quant aux conséquences sur l'environnement et les populations. En Inde, l'agriculture est menacée par une surexploitation généralisée des ressources en eau.

Les problèmes liés à l'eau, qui touchent aujourd'hui tant les pays riches que les nations pauvres, sont des signaux d'alarme qui doivent nous rappeler notre devoir de protéger la nature, source de toute l'eau dont nous avons besoin. Le bien-être matériel et la multiplication des infrastructures ne mettent pas à l'abri contre les pénuries ou les pollutions, et ne constituent pas des substituts efficaces à la protection des cours d'eau et des zones humides, ni à la restauration des plaines inondables.

A la veille de la Semaine mondiale de l'eau, les gouvernements doivent trouver des solutions adaptées, pour les riches comme pour les pauvres, notamment en réparant les infrastructures vétustes, en réduisant la contamination des eaux et en modifiant les pratiques actuelles d'irrigation des cultures.

Source : WWF

Posté par inature à 09:12 - Environnement - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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