04 juillet 2007
Greenpeace publie l'Écolo-Watt
Vous désirez changer de fournisseur d'électricité ? Prenez quelques minutes pour consulter Écolo Watt, le classement de Greenpeace des fournisseurs d'électricité classés en fonction de critères économiques et environnementaux.
« L'objectif d'Écolo Watt est double : éclairer le choix des consommateurs qui souhaiteraient opter pour une électricité respectueuse de l'environnement, et mettre en valeur les opérateurs qui adoptent une démarche résolument écologique », déclare Frédéric Marillier, chargé de campagne Énergie à Greenpeace France.
26 juillet 2006
France : les centrales nucléaires surchauffent
Paris, France - Dans la hâte, quelques heures à peine après la demande de dérogation d’eDF, les Ministres de l’Industrie, de la Santé et de l’Ecologie, ont rédigé un arrêté (publié hier au Journal Officiel) autorisant eDF a effectué des rejets d’effluents au delà des autorisations en vigueur concernant les niveaux de température. Pour Greenpeace, au delà des conséquences néfastes sur l’environnement, la situation actuelle illustre parfaitement la fragilité structurelle de notre système électrique tout nucléaire.

Illustration © Greenpeace
Depuis la canicule de 2003, la France n’a pris aucun engagement sérieux pour lutter contre les changements climatiques. Greenpeace rappelle qu’entre temps une loi d’orientation sur la politique énergétique a été votée mais n’a abouti à rien si ce n’est la construction d’un nouveau réacteur nucléaire l’EPR. Rien n’a été mis en place pour développer l’efficacité et la sobriété énergétique. Ces trois années, et par crainte de nouvelles chaleurs, de nombreux professionnels et particuliers se sont équipés de climatisation accentuant les pics de consommation électriques.
"Ce problème de surchauffe des centrales démontrent bien les limites du nucléaire. On paie les conséquences de notre politique tout nucléaire qui a créé un colosse au pied d’argile. De nombreux experts s’accordent à dire qu’il faut absolument diversifier nos sources d’énergie mais paradoxalement le gouvernement et eDF projette la construction d’un nouveau réacteur l’EPR." explique Frédéric Marillier, chargé de campagne Nucléaire à Greenpeace France. "Résultat, le pays est au bord du black-out et on sacrifie nos fleuves."
L’arrêté concerne les fleuves de la Garonne, Meuse, Moselle, Rhône et Seine, soit la majorité des centrales en bord de cours d’eau (28 réacteurs sur 44 – 14 réacteurs étant en bord de mer). Alors que l'élévation "naturelle" de la température des cours d'eau concernés n’est pas sans conséquence, la nouvelle dérogation va contribuer à fragiliser encore davantage des écosystèmes déjà durement éprouvés.
L’arrêté, préparé en un temps record, n’a bien sûr fait l’objet d’aucune concertation, et sans que les incidences sur le milieu naturel n'aient été identifiées ni évaluées par eDF, en contradiction complète avec le principe de l'étude d'impact. A quoi servent donc les normes et réglementations qui sont censées concourir à la protection de l'environnement, si elles peuvent être bafouées si vite ?
L’impact des changements climatiques va entraîner une multiplication des épisodes caniculaires. Le nucléaire, très loin d’être une solution à la crise climatique, sera une contrainte supplémentaire pour notre pays.
04 juillet 2006
EPR : construction en toute illégalité
Paris, France — 04/07/2006 - Vigilante sur le déroulement de l’enquête publique sur l’EPR à Flamanville, Greenpeace dépose aujourd’hui un recours gracieux auprès du Ministre de l’Industrie François Loos et Jean-Louis Fargeas, Préfet de la Manche, afin qu’ils ordonnent la suspension des travaux et autorisations de travaux déjà en cours sur le site du prochain réacteur nucléaire.
En effet, conformément à la nouvelle loi relative à la transparence et à la sécurité nucléaire, ces travaux ne peuvent être exécutés avant la fermeture de l’enquête publique, soit pas avant le 31 juillet.
Les autorisations et les premiers travaux de clôturage sont donc purement illégaux !
27 mars 2006
Déchets nucléaires : les assoications se mobilisent
Paris, France — Alors que projet de loi sur la gestion des déchets nucléaires est présenté ce matin en Conseil des Ministres, Greenpeace, la Coordination nationale des collectifs contre l'Enfouissement des déchets radioactifs, le Réseau Sortir du Nucléaire, Agir pour l'Environnement, les Amis de la Terre, la Confédération Paysanne et lancent une campagne d'interpellation des parlementaires pour qu'ils refusent l'enfouissement.
Le projet de loi qui devrait être examiné par l'Assemblée Nationale le 6 avril prochain, est dénoncé par tous car dangereux pour l'environnement et les générations futures, et contraire au principe de précaution. Il donne notamment le feu vert à l'enfouissement des déchets radioactifs les plus dangereux. Depuis toujours, les populations tour à tour concernées et appuyées par leurs élus locaux, ainsi que les organisations écologistes refusent cette option. A travers une campagne nationale sous forme de carte-postale, les 6 organisations invitent le public à interpeller leur députés et sénateurs et à leur demander de "Ne pas empoissonner la Terre".
Pour la Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs : "Ce projet de loi est un véritable passeport industriel pour l'enfouissement, au mépris de l'avis de la majorité de l'opinion publique. La faisabilité du stockage géologique à BURE, clamée abusivement par les pouvoirs publics, n'est pas acquise. Si le Parlement devait entériner ce projet en l'état, en fermant définitivement la voie de l'entreposage sur les sites de production, option qui permet de "les garder sous nos yeux", cela se ferait contre tout principe démocratique". 50 000 habitants de Meuse et Haute-Marne attendent une réponse à leur demande de référendum local sur la question de BURE.
"Tout comme la loi OGM vise à rendre légale la pollution génétique, ce projet de loi sur les déchets nucléaires est la porte ouverte à une pollution radioactive durable de la Terre. C'est inacceptable" déclare Laurent Cartier de la Confédération Paysanne.
Pour les Amis de la Terre : "Enfouir les déchets radioactifs à 600 mètres sous terre n'est pas une gestion acceptable et conforme au développement durable ! C'est l'avenir des générations futures que l'on hypothèque!"
Le projet de Loi comporte d'autres dispositions totalement inacceptables : "Ce texte confirme et légifère le statut de poubelle nucléaire internationale de la France", explique Frédéric Marillier, chargé de campagne Nucléaire à Greenpeace France. Le projet de loi introduit en effet une définition d'exception du déchet nucléaire écartant de nombreuses matières radioactives et les responsabilités associées, et assouplit l'article de loi interdisant jusqu'alors le stockage des déchets étrangers.
Pour le Réseau "Sortir du nucléaire" : "Ce projet de loi est taillé sur mesure pour la filière électro-nucléaire qui, pour justifier la construction de nouveaux réacteurs comme l'EPR, a besoin de prétendre qu'une solution a été trouvée pour les déchets radioactifs. Or, il n'y a que de très mauvaises solutions... et l'enfouissement des déchets les plus dangereux est la pire de toutes. Par ailleurs, l'industrie nucléaire produit d'immenses quantités de déchets et résidus contaminés qui, bien qu'oubliés par la loi, mettent eux aussi en cause la santé publique. Il faut stopper au plus vite l'industrie nucléaire."
15 décembre 2005
Déchets nucléaires : les importations illégales continuent
Paris, France — Alors que le 7 décembre dernier la cour de cassation confirmait la décision de la cour d'appel Caen donnant raison à Greenpeace contre Cogema pour "importation illégale de déchets nucléaires étrangers", Cogema annonce ce jour sur son site Internet que deux containers de déchets nucléaires hollandais en provenance de l'usine de Borssele "sont arrivés au terminal ferroviaire COGEMA LOGISTICS de Valognes, le 14 décembre 2005 à 10h50." Greenpeace exige des explications immédiates.

Le 'Bouguenais', chargé de déchets nucléaires
australiens, dans le port de Cherbourg.
Photographie © Greenpeace
Dans les années passées un dur conflit à opposé Greenpeace à Cogema/Areva sur le statut juridique des combustibles irradiés ou autres matières dites "valorisables" ou "recyclables" par Cogema. Au terme d'un épique feuilleton juridique, la plus haute juridiction française à clos le débat.
I/ Les matières radioactives en question sont bel et bien des déchets nucléaires que ce soit après le retraitement ou avant cette opération,
II/ pour qu'un déchet nucléaire ne soit plus considéré comme tel, il faut qu'il soit transformé dans le cadre d'une nouvelle utilisation effective.
Le fait d'annoncer une hypothétique réutilisation dans l'avenir n'étant alors pas suffisant pour supprimer ce caractère de déchets nucléaire. Ici, les combustibles nucléaires usés hollandais sont donc bien des déchets nucléaires. A ce titre, ils ne peuvent rester sur le territoire français que pour les strictes opérations techniques nécessaires de retraitement avant d'être immédiatement retournés vers leurs propriétaires. La justice précisant même que "les délais de refroidissement ne peuvent faire parti de ces délais techniques". En clair : un combustibles irradié doit refroidir dans son pays d'origine sans attendre un hypothétique retraitement dans les piscine de l'usine de La Hague. Chose surprenante Cogema avoue elle-même sur son site Internet que ces déchets sont arrivés pour y être "entreposés dans les piscines de l'usine COGEMA La Hague en vue de leur refroidissement"...
"Greenpeace se réserve le droit d'entamer une série de recours en fonction des problématiques juridiques liées à cette question des déchets. Aujourd'hui, nous exigeons de la part de Cogema et de la DGSNR tous les éléments précis concernant cette importation de déchets nucléaires hollandais" a indiqué Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace France.
L'association écologiste a, ce jour, demandé par écrit à Cogema de lui communiquer les contrats et autorisations liés a ces produits ainsi que le calendrier de retraitement et le calendrier de retour de tous les produits issus de l'opération (produits, vitrifiés, uranium de retraitement, plutonium, déchets technologique, déchets du process, etc.).
"Non seulement Cogema a été condamnée par la justice, mais elle est d'une arrogance incroyable en perdurant dans son comportement illégal, la DGSNR représentante de l'état doit immédiatement intervenir pour faire respecter la loi qui s'applique à tous y compris à Cogema", a jouté Yannick Rousselet. "La totalité des déchets non techniquement près pour le retraitement sont dans l'illégalité et doivent donc immédiatement retourner dans leur pays d'origine. Cogema doit s'adapter à son nouvel environnement juridique."
14 octobre 2005
Nucléaire : le Gouvernement francais refuse la transparence
Paris, France — Le Ministre de l'Industrie a refusé dans un courrier, la demande d'expertise indépendante sur les questions nucléaires soumises au débat public. La proposition élaborée sous l'égide de la CNDP devait permettre à des experts indépendants d'accéder aux documents « secret défense » pour répondre aux questions posées lors des débats publics sur l'EPR et la Gestion des déchets radioactifs. Nos associations reconnaissent la bonne volonté, et le courage de la CNDP mais ne participeront pas à un débat n'apportant pas toutes les réponses aux citoyens.
"La réponse du Gouvernement enterre tout espoir d'un débat sur les risques liés au nucléaire dans notre pays alors que se préparent des projets cruciaux" déclare Yannick Jadot, Directeur des campagnes de Greenpeace France. "C'est une décision grave qui nous rappelle que nucléaire et démocratie ne sont toujours pas compatibles au 21e siècle. On est bien loin de la transparence affichée et vantée dans les plaquettes de l'industrie et des ministères."
Quels sont donc ces sujets qui tuent le débat public, ces sujets que les Français doivent ignorer à tout prix, ces sujets sur lesquels l'Etat invoque le secret défense pour permettre à EDF et Areva de ne pas répondre ?
- Qu'un réacteur EPR, celui qu'on cherche absolument à nous vendre, celui dont on nous vante en permanence l'excellence technologique et qu'on cherche à vendre dans le monde entier, n'a pas été conçu pour résister à un attentat type 11 septembre ?
- Qu'Areva extrait chaque année des combustibles irradiés 10 tonnes de plutonium qui peuvent aisément servir à la fabrication de bombes atomiques ?
- Que les transports de plutonium ne résisteraient pas à une attaque terroriste et qu'ils passent dans nos villes ?
- Qu'EDF et Areva sont impliqués dans un trafic international de matières fissiles ?
"En l'absence de transparence, quand les seules informations "interdites" qui fuitent ou les quelques études d'experts indépendants démontrent le contraire de la thèse officielle, les citoyens sont en droit d'estimer qu'on leur cache la vérité." ajoute Hélène Gassin.
La CNDP se voit refuser le droit d'apporter des réponses aux questions parfaitement légitimes des citoyens sur les risques nucléaires. Mais, que le Gouvernement ne s'y trompe pas, ce débat de société aura bel et bien lieu.
15 septembre 2005
Nucléaire : quand les militaires interdisent le débat
Paris, France — La censure imposée à la contribution du Réseau Sortir du Nucléaire au cahier d'acteurs publié par la Commission Particulière du Débat Public EPR illustre l'impossibilité de débattre librement en France du nucléaire. En dépit des efforts de la Commission pour poser les enjeux du nucléaire en France, l'Etat, à travers le Haut Fonctionnaire de Défense, vient de siffler la fin de la récréation. A défaut d'abrogation de l'arrêté secret défense, Greenpeace suspend toute participation aux débats publics.
"L'Etat nucléaire vient encore de se prendre les pieds dans le tapis. Il a tenté le débat public pour convaincre une opinion publique majoritairement sceptique. Mais les risques du nucléaire sont tellement importants (pollution, déchets, trafic, terrorisme, prolifération...) et la justification économique tellement pauvre qu'il doit restreindre la liberté d'expression. Décidément, la démocratie ne peut se réduire aux campagnes de publicité incroyables que les contribuables paient à EDF et Areva" déclare Hélène Gassin, chargée de campagne Energie pour Greenpeace France.
Alors qu'en février 2003 Greenpeace révélait l'incroyable trafic de plutonium qu'Areva organise chaque jour sur les routes de France, Didier Lallemand, déjà Haut Fonctionnaire de Défense, avait sorti, à la demande d'Anne Lauvergeon, PDG d'Areva, un arrêté secret défense interdisant à quiconque, associations, journalistes, organismes d'Etat, d'informer le public sur les matières ou installations nucléaires (inventaire, confinement, lieux de stockage, transports etc...), sous peine de risques légaux très lourds. L'utilisation de cet arrêté étant laissée à l'entière discrétion du Haut Commissaire à la Défense.
Quels sont donc ces sujets qui tuent le débat public, ces sujets que les Français doivent ignorer à tout prix, ces sujets sur lesquels l'Etat invoque le secret défense pour permettre à EDF et Areva de ne pas répondre ?
- Qu'un réacteur EPR, celui qu'on cherche absolument à nous vendre, celui dont on nous vante en permanence l'excellence technologique et qu'on cherche à vendre dans le monde entier, ne résisterait pas à un attentat type 11 septembre, c'est à dire à une chute d'avion de ligne ?
- Qu'Areva extrait chaque année des combustibles irradiés 10 tonnes de plutonium qui peuvent aisément servir à la fabrication de bombes atomiques, la seule nuance étant qu'il faut 6 à 10 kilos de plutonium dit civil contre 3 à 4 kilos de plutonium militaire pour faire une bombe ?
- Qu'EDF et Areva sont impliqués dans un trafic international de matières fissiles ?
"L'Etat espère-t-il encore qu'un débat public sérieux ait lieu sur les déchets si l'inventaire des matières radioactives est "secret défense" ? Pense-t-il réellement pouvoir limiter le débat à la couleur des fûts radioactifs que nous allons légués aux dizaines de générations à venir ?" ironise Hélène Gassin.
Dans ces conditions, Greenpeace demande au Premier Ministre de Villepin d'abroger immédiatement l'arrêté secret défense. A défaut et dans l'attente, l'association écologiste suspend toute participation aux débats publics.
24 août 2005
Le pétrole breton inexploité
L’étalage d’hésitations, de réticences et d’états d’âme auquel on assiste depuis des mois en Bretagne à propos de l’implantation d’aérogénérateurs paraît globalement bien injustifié et même presque indécent au moment où le prix du baril de pétrole s’envole à nouveau et alors que tout le monde sait qu’il ne cessera désormais de grimper durablement.
Il semble que la Bretagne qui dispose d’un formidable potentiel éolien, devrait se lancer avec beaucoup plus d’audace dans le développement de cette source d’énergie qui est du reste celle qui croît le plus vite dans le monde depuis dix ans. Abondante, inépuisable, parfaitement propre, largement répartie sur la planète, facile à mettre en œuvre rapidement, elle n’est évidemment pas la solution unique à la crise de l’énergie, notamment parce qu’elle n’est pas disponible en permanence, mais, dans le domaine de l’énergie comme dans bien d’autres, il n’existe pas de solution unique et il faut se méfier comme de la peste de l’esprit de système ainsi que des conceptions hypercentralistes, dont on a pu voir à maintes reprises les fruits désastreux.
Le formidable défi devant lequel se trouve l’humanité aujourd’hui ne pourra se résoudre que par la combinaison de nombreuses solutions, tenant compte des ressources et des spécificités locales : lutte acharnée contre les gaspillages, recours à des procédés plus économes partout où cela est possible dans l’agriculture, l’industrie, les transports et les services, recours au solaire, à l’éolien, à la géothermie, à l’exploiation de la biomasse, etc.
Lire la suite sur Agence Bretagne Presse...
02 août 2005
EDF veut interdire à Greenpeace de s'opposer à l'EPR pour l'éternité !
Paris, France — Le tribunal a constaté le départ des militants de Greenpeace de la plate-forme. Il autorise EDF à enlever ou faire enlever la banderole laissée sur la plate-forme.
Il fait défense jusqu'au 31 août 2005 minuit, à Greenpeace France, à tous ses membres et toute et à toute personne placée, même temporairement, sous son contrôle ou autorité :
- de bloquer ou tenter de bloquer les opérations de reconnaissance géologiques commandées par EDF
- de s'approcher de la plate-forme, à moins de 300 m en mer et dans un couloir de sécurité de 500 m de long depuis la plate-forme jusqu'à l'entrée des installations portuaires de la centrale de Flamanville
- Ces interdictions seront assorties d'une astreinte provisoire de 75 000 euros par infraction constatée.
Mais concernant la demande d'interdire un périmètre de 100 m autour de la centrale, le tribunal a débouté EDF. EDF a égaleent été déboutée de sa demande d'interdiction de "perturber toute opération afférante à l'EPR".
C'est donc un résultat mitigé rendu par le Tribunal de Grande Instance.
D'un côté, le tribunal confirme et conforte la logique de recours systématique au référé pour bloquer l'association dans ses démarches de contestation. Les astreintes financières restent en effet très lourdes pour Greenpeace.
D'un autre côté, le tribunal n'a pas suivi EDF dans sa volonté d'aller plus loin et d'interdire à Greenpeace sur une durée illimitée l'approche à moins de 100 m de la centrale ou de s'opposer à l'EPR. Le tribunal a en effet donné un cadre géographique et temporel strict à son ordonnance de référé.
Source : Greenpeace
28 avril 2005
La bioénergie pour combattre la pauvreté
Deux milliards de personnes sans approvisionnement durable en énergie
L'agriculture et la foresterie pourraient devenir des sources principales de bioénergie, un élément essentiel pour atteindre deux des Objectifs du Millénaire: éliminer l'extrême pauvreté et la faim et assurer un environnement durable, selon la FAO.
Dans un rapport présenté à la 19e session du Comité de l'agriculture (Rome, 13-16 avril), la FAO rappelle que "quelque deux milliards de personnes, vivant pour la plupart dans les zones rurales des pays en développement, n'ont toujours pas l'électricité ou d'autres services modernes d'approvisionnement en énergie".
L'utilisation accrue de la bioénergie peut aider à la diversification des activités agricoles et forestières et améliore la sécurité alimentaire tout en contribuant au développement durable, selon le rapport.
La bioénergie est produite à partir de combustibles biologiques (combustibles solides, biogaz, combustibles liquides tels que le bioéthanol et le biodiesel) provenant de produits agricoles notamment la canne à sucre, la betterave sucrière, le maïs et d'autres végétaux à usage énergétique. Elle est produite également à partir du bois de feu, du charbon de bois, des déchets agricoles et leurs sous-produits, des résidus forestiers, du fumier et d'autres végétaux cultivés comme sources d'énergie.
La biomasse allège la facture des importations
La biomasse est une source d'énergie disponible sur place qui peut servir à produire de la chaleur et de l'énergie. Elle contribue à réduire la dépendance à l'égard des combustibles fossiles importés, renforçant ainsi la sécurité énergétique nationale, allégeant la facture des importations de produits pétroliers et réduisant la pauvreté.
La FAO aide ses Etats Membres à convertir la biomasse en énergie et à mettre sur pied des stratégies et des programmes nationaux à cet effet.
"La production et l'utilisation des biocombustibles nécessitent une bonne gestion si l'on veut assurer aux ruraux pauvres des services d'approvisionnement en énergie tout en contribuant à l'amélioration de la sécurité alimentaire et au renforcement du développement durable", explique l'expert de la FAO Gustavo Best.
En Afrique subsaharienne, où plus de 90 % de la population rurale sont privés d'accès à l'électricité, la bioénergie, avec ses deux principales composantes, la dendroénergie et l'agroénergie, pourrait améliorer notablement les moyens d'existence.
Investissements et emplois
L'utilisation accrue de la biomasse comme source d'énergie pourrait également contribuer à promouvoir le développement économique, notamment dans les régions rurales, car elle attire l'investissement dans de nouvelles activités réalisables par les petites et moyennes entreprises dans les domaines de la production, de la préparation, du transport, du commerce et de l'utilisation des biocombustibles.
L'utilisation de la biomasse comme source d'énergie crée aussi des revenus et des emplois pour les populations rurales.
En fait, de toutes les options en matière de sources d'énergie renouvelables, c'est la production de bioélectricité qui offre les meilleures perspectives de création d'emploi, car elle peut créer beaucoup plus d'emplois directs que ne le permet la production d'électricité à partir de sources d'énergie conventionnelles, et avec un coût d'investissement plus faible par emploi créé, selon le rapport.
Dans les pays développés, les gouvernements et le secteur privé cherchent de plus en plus à accroître l'utilisation des biocombustibles tirés de la biomasse agricole et forestière. Les biocombustibles liquides ont le vent en poupe notamment dans le secteur des transports.
Scénarios pour les Etats-Unis et l'UE
Des scénarios élaborés pour les Etats-Unis et l'Union européenne indiquent que "des objectifs à court terme de remplacement jusqu'à 13% des combustibles pétroliers par des biocombustibles (bioéthanol et biodiesel) paraissent envisageables sur les terres arables disponibles", selon la FAO.
Le pétrole représente plus de 35 % du total de la consommation d'énergiue primaire commerciale. Le charbon vient au deuxième rang avec 23 % et le gaz naturel, au troisième rang avec 21 %. Ces combustibles fossiles sont les principaux responsables des émissions de gaz à effet de serre, qui contribuent au réchauffement de la planète et, par là même, aux changements climatiques, indique le rapport.
Les biocombustibles - principalement le bois de chauffe et le charbon de bois - représentent environ 10 % du total de la consommation mondiale d'énergie primaire.
Ce siècle, selon le rapport, pourrait être marqué par un net recul de l'économie fondée sur l'usage des combustibles fossiles au profit d'une économie fondée sur les bioénergies, qui serait profitable non seulement aux ruraux pauvres mais aussi à la planète tout entière, d'autant que les biocombustibles contribuent à atténuer les changements climatiques.
20 ans d'expérience
La FAO compte plus de 20 ans d'expérience dans divers domaines des bioénergies et fournit son assistance technique à ses Etats Membres en matière de conception et d'application de politiques, stratégies, programmes et projets de bioénergie.
L'Organisation joue un rôle actif en ce qui a trait à la création et à la diffusion d'informations sur la production, le commerce et l'utilisation de la bioénergie, indique le rapport.
L'importance croissante de la bioénergie pourrait avoir des effets considérables sur les prix des produits agricoles, la durabilité de la production et la sécurité alimentaire.
Le rapport estime que la production et l'utilisation de la bioénergie nécessiteront, à partir d'un certain ordre de grandeur, un forum tel que la FAO dont l'expertise dans les différents domaines - agriculture, forêts, économie - facilitera la coopération internationale.
De ce fait, le rapport souligne que la bioénergie mérite une place plus centrale et davantage de visibilité. A cet effet, il propose des méthodes techniques et institutionnelles appropriées.
Contact:
Pierre Antonios
Relations médias, FAO
pierre.antonios@fao.org
(+39) 06 570 53473
Source : Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture

