Actu'Nature

L'actualité de la Nature : dossiers, brèves, sélection de sites.

04 octobre 2007

Le Costa Rica recycle les résidus de scieries

1er octobre 2007, Rome – Un projet pilote au Costa Rica consistant à transformer les résidus polluants du bois en source d’énergie “propre” offre de nouvelles perspectives aux industries du bois dans les pays en développement, selon la FAO.

Le projet, qui bénéficie de l'assistance technique de la FAO, transforme les stocks de sciure et autres résidus des industries du bois en lingots pouvant servir de source renouvelable d’énergie, et d’alternative aux combustibles fossiles.

Le projet innovant du Costa Rica aidera à réduire les émissions de gaz à effet de serre et contribuera au développement durable”, indique Jan Heino, Sous- Directeur général de la FAO responsable du Département des forêts.

Dans de nombreux pays, les excédents de résidus de bois des scieries prennent beaucoup de place et polluent souvent les cours d’eau. La décomposition de ces résidus produit des émissions de méthane, un gaz à effet de serre très puissant qui contribue au changement climatique. Sans compter que les résidus peuvent s’enflammer spontanément et présentent donc un risque d’incendie pour le propriétaire de la scierie.

Commerce mondial de crédits carbone
Le projet au Costa Rica se base sur le Mécanisme de développement propre (MDP) du Protocole de Kyoto dans le cadre duquel les organismes publics ou privés peuvent investir dans des projets de "développement propre" dans les pays en développement.

Tout en réduisant les émissions, les projets MDP visent à promouvoir le développement durable dans le pays d’accueil. Les réductions des émissions obtenues par le biais du projet peuvent être échangées en tant que tonnes d’équivalent de dioxyde de carbone évaluées à environ 10 dollars la tonne.

Dans le cadre du MDP, le projet pilote pour la production et l’utilisation des granulés bois au Costa Rica pourrait présenter un double avantage: d’une part, éviter les émissions de méthane des résidus ligneux produits par les scieries locales, et d’autre part, remplacer les combustibles fossiles par des granulés bois - une énergie renouvelable - dans les industries locales.

Une scierie de grande taille ou de dimensions moyennes pourrait, par exemple, en évitant la production de méthane, générer des crédits-carbone pour une valeur de plus d’un million de dollars sur une période de comptabilisation de sept ans, tandis que d’autres sociétés pourraient se voir allouer à peu près la même quantité en remplaçant les combustibles fossiles par des granulés.

Le projet pilote aidera les petites scieries qui souvent sont contraintes d’accumuler des stocks, avec les impacts négatifs que cela comporte pour l’environnement.

Jusqu’à présent, selon la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC), le MDP a reçu un bon accueil et une forte demande de la part du marché, aussi bien dans les pays développés qu’en développement, avec quelque 800 projets répertoriés dans 48 pays et 1 300 autres dans la filière.

Le MDP dans son ensemble devrait générer quelque 2 milliards de tonnes de crédits carbone d’ici fin 2012, à la conclusion de la première période d’engagement du Protocole de Kyoto, soit un volume correspondant aux émissions annuelles de la Russie.

Les pays peuvent bénéficier des projets MDP à condition d’avoir ratifié le Protocole de Kyoto. Ils sont, en outre, tenus de mettre en place une Autorité nationale, généralement un organe émanant d’un ministère compétent qui peut approuver les propositions de projets MDP. Les pays doivent aussi être en mesure de prouver que sans le projet MDP, les émissions de gaz à effet de serre seraient plus importantes.

La FAO a entamé la révision des méthodologies MDP existantes pour les petits projets destinés à éviter la production de méthane. Elle est en attente de l’approbation du Conseil exécutif de la CCNUCC, ce qui vaudrait aux pays en développement comme le Costa Rica de tirer de plus grands avantages des opportunités du MDP.
Source : Fao

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07 août 2007

La renouée du Japon - Bulletin d'alerte

Le portail Info-Nature publie un bulletin d'alerte présentant la Renouée du Japon (Fallopia japonica). Cette plante invasive, originaire d'Asie, colonise nombre de biotopes, réduisant leur biodiversité. L'article, au format pdf, présente ce végétal et les moyens de le combattre.

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Renouée du Japon, détail des baies. Photographie © Jacques Prestreau

Accéder au bulletin d'alerte (fichier pdf)

Source : Info-Nature

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13 juillet 2007

Le centre de la Chine ravagé par des rats

Près de deux milliards de rats ravagent le centre de la Chine (province du Hunan).

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Province du Hunan - Source : Wikipedia

Selon des experts chinois de la protection et de la quarantaine végétales, cette invasion est consécutive aux crues dans le Yangtzé, l'augmentation du niveau de l'eau aurait chassé les rats de leurs terriers. Les rongeurs détériorent les digues et s'attaquent aux cultures. 

Des murs et des fossés ont été mis en place afin de limiter l'invasion. Depuis la fin du mois de juin, on évalue à près de 90 tonnes la quantité d'animaux éliminés !

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05 juillet 2007

L'Inde menacée par les criquets pelerins

Des essaims de criquet pèlerin pourraient traverser l’océan Indien à partir de l’Ethiopie et de la Somalie et atteindre l’Inde et le Pakistan dans les prochains jours.

Ces insectes migrateurs se déplacent souvent en essaims gigantesques. "Une toute petite partie d’un essaim de taille moyenne mange autant en une journée qu’environ 2.500 personnes".

Source : FAO

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15 avril 2007

Canada : un rapport offre un aperçu des espèces sauvages

Les Canadiens et Canadiennes partagent leur territoire avec plus de 70 000 espèces sauvages. Du minuscule insecte à l'arbre le plus majestueux, nous devons reconnaître l'importance de protéger cette gamme incroyable de plantes et d'animaux.

Pour prévenir la disparition d'espèces sauvages au Canada, il faut tout d'abord connaître les espèces se trouvant sur le territoire, savoir où les trouver et comment elles se portent. En vertu de l'Accord pour la protection des espèces en péril, les provinces, les territoires et les ministères fédéraux collaborent pour obtenir un aperçu national, au moins tous les cinq ans, des changements continuels qui touchent les populations d'espèces. Grâce à cet effort, le Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril peut produire la série de rapports Les espèces sauvages. Cette série sert à offrir une plateforme unique d'évaluation, de surveillance et de classement d'une vaste gamme d'espèces de toutes les régions au Canada.

Le rapport Les espèces sauvages 2005 : Situation générale des espèces au Canada, publié en octobre 2006, est le deuxième rapport de la série. Il présente les résultats de l'évaluation de la situation générale de plus de 7500 espèces au Canada.

Comment cela fonctionne-t-il ?
L'évaluation de la situation générale tient compte des meilleurs renseignements existants sur la taille de la population, la distribution, les menaces et les tendances, afin de produire une évaluation de la situation de chaque espèce, et de classer autant d'espèces que possible selon un système de classification de la situation générale. On classifie les espèces selon leur situation générale dans chaque région (par province, territoire et par région océanique), et à l'échelle du Canada.

La série Les espèces sauvages classifie les espèces à l'aide de 10 classifications de situation générale, soit espèces disparues, espèces disparues au Canada, espèces en péril, espèces possiblement en péril, espèces sensibles, espèces en sécurité, espèces indéterminées, espèces non évaluées, espèces exotiques et espèces occasionnelles. Grâce à ces catégories, on peut mettre l'accent sur certaines espèces en ce qui a trait aux efforts et à l'attention requis pour empêcher leur déclin ou leur disparition.

On examine et met à jour les classifications tous les cinq ans. Éventuellement, cela permettra aux Canadiens et aux Canadiennes de suivre les améliorations ou les déclins au fil du temps. Ces tendances pourraient permettre de perfectionner les pratiques de conservation.

Résultats du rapport Les espèces sauvages 2005
Le rapport Les espèces sauvages 2005 présente la situation générale de 10 groupes d'espèces, soit les plantes vasculaires, les moules d'eau douce, les écrevisses, les odonates (libellules et demoiselles), les cicindèles, les poissons, les amphibiens, les reptiles, les oiseaux et les mammifères.

Dans le rapport Les espèces sauvages 2005, on a évalué pour la première fois six groupes d'espèces. De plus, le rapport propose une mise à jour des classifications de la situation générale pour certains groupes évalués dans le rapport Les espèces sauvages 2000, soit les fougères et orchidées, les poissons d'eau douce, les amphibiens, les reptiles, les oiseaux et les mammifères.

Selon les résultats généraux du rapport de 2005, la majorité des espèces sauvages au Canada sont en sécurité. Soixante-dix pour cent des espèces en péril, possiblement en péril, sensibles et en sécurité sont jugées en sécurité à l'échelle nationale. Par exemple, l'écrevisse à pinces bleues, l'écrevisse la plus commune au Canada, se trouve dans toutes les provinces allant de l'Alberta au Nouveau-Brunswick. Toutefois, en Ontario et au Québec, l'écrevisse exotique lui fait concurrence. Cette écrevisse a fait disparaître l'écrevisse à pinces bleues de plusieurs systèmes aquatiques en Ontario en raison de sa capacité compétitive supérieure et de son cycle de reproduction plus rapide. Même si on constate une baisse de la population de l'écrevisse à pinces bleues et sa disparition dans certains milieux, c'est une espèce commune qu'on retrouve dans plusieurs régions au Canada. On juge donc cette espèce en sécurité au Canada.

Le pourcentage d'espèces jugées en sécurité au Canada varie de façon significative parmi les différents groupes taxinomiques. Pour huit des dix groupes évalués dans le rapport, au moins 65 p. 100 des espèces ont été jugées en sécurité. Toutefois, pour les deux autres groupes, soit les moules d'eau douce et les reptiles, ce chiffre est beaucoup plus bas. On a jugé en sécurité seulement 37 p. 100 des moules d'eau douce et 31 p. 100 des reptiles au Canada. Ces deux groupes comptent le plus grand nombre d'espèces jugées en péril et possiblement en péril au Canada. Les amphibiens comptent aussi un grand nombre d'espèces en péril (20 p. 100) au Canada.
Faire le suivi des changements au fil des ans

Au total, on a évalué 1 330 espèces dans les rapports Les espèces sauvages 2000 et Les espèces sauvages 2005. De ce nombre, 12 p. 100 des espèces ont obtenu une classification au Canada en 2005 différente de celle de 2000. Toutefois, la majorité des changements apportés à ces classifications sont principalement d'offrir un aperçu plus exact de la situation des espèces. Ils ne sont pas attribuables à un changement biologique réel de la population d'espèces. Seulement six pour cent des changements pouvaient être attribués, en entier ou en partie, à des changements biologiques enregistrés depuis 2000.

Au total, on a accordé un niveau de risque supérieur aux espèces dans 39 p. 100. Dans 31 p. 100 des cas, on a attribué un niveau de risque inférieur à d'autres espèces, et dans 30 p. 100 des cas, on a modifié la classification des espèces jugées indéterminées, non évaluées, occasionnelles ou disparues dans certaines régions.

Le crapaud de l'Ouest, qu'on retrouve dans les Territoires du Nord-Ouest, au Yukon, en Colombie-Britannique et en Alberta, est une des espèces dont la classification a été modifiée depuis le rapport de 2000. On lui a accordé un niveau de risque supérieur. Selon de nouveaux renseignements, les populations dans certaines régions du Canada diminuent. On a même découvert que la population avait disparu dans une région. Les populations canadiennes de crapauds de l'Ouest sont importantes pour la survie mondiale de l'espèce, dont le nombre diminue dans certaines régions des États-Unis.

La série Les espèces sauvages tente d'aider le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) à établir l'ordre de priorité des espèces en vue des évaluations détaillées de la situation. Dans le rapport de 2005, trois groupes non considérés par le COSEPAC jusqu'à maintenant ont été évalués (les écrevisses, les cicindèles et les odonates). Au total, 32 des 250 espèces de ces trois groupes ont été jugées possiblement en péril au Canada. Cela suggère que le COSEPAC devrait effectuer une évaluation détaillée de la situation de ces espèces.

Jusqu'à maintenant, la série Les espèces sauvages a principalement évalué les groupes d'espèces pour lesquels il est facile d'obtenir de l'information et l'opinion d'experts. À l'avenir, le programme tentera de se concentrer sur certains groupes, notamment les mousses, les lichens, les sauterelles et les grillons, pour lesquels il n'existe pas autant d'information.

Source       : Soutenir l’environnement et les ressources pour les Canadiens

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03 avril 2007

Crise de l'eau : les pays riches aussi !

Les crises de l'eau, considérées comme un problème touchant les pays les plus pauvres, affectent de façon croissante certaines des nations les plus prospères, déclare le WWF avant la Semaine mondiale de l'eau à Stockholm (20-26août). L'Organisation Mondiale de Protection de l'Environnement vient de publier un nouveau rapport « Rich countries, poor water » (« Pays riches, médiocres pour l'eau ») qui donne une vue d'ensemble des enjeux sur l'eau dans les pays développés.

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New York city - photographie Freefoto

Le rapport montre que la combinaison des changements climatiques, des épisodes de sécheresse et de la disparition des zones humides qui stockent l'eau engendre une crise mondiale, aggravée par l'inadéquation des aménagements et la mauvaise gestion de cette ressource. Le rapport se base sur des exemples pris en Australie, en Espagne, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et au Japon.

Dans les villes les plus assoiffées au monde, comme Houston et Sydney, le rythme de consommation de l'eau est bien plus élevé que celui de la reconstitution des réserves. A Londres, les fuites dues à un réseau de distribution vétuste sont estimées à l'équivalent de 300 piscines olympiques par jour. Dans les pays méditerranéens, la consommation d'eau à grande échelle liée au tourisme de masse et à l'irrigation de certaines cultures gourmandes en eau mettent en danger les ressources disponibles.

En France, « à la veille du deuxième passage de la loi sur l'eau au Sénat, le troisième épisode de sécheresse en quatre ans montre bien que la gestion de l'eau demeure un enjeu majeur et qu'il est indispensable de mettre en place une politique d'objectifs et de moyens cohérents visant à préserver le fonctionnement des milieux aquatiques et la ressource en eau », souligne Cyrille Deshayes, responsable Eaux Douces du WWF-France.

Quant aux pays émergents, « ils ont encore la possibilité de ne pas répéter les erreurs du passé et de s'épargner les coûts élevés qu'entraînent la restauration des écosystèmes d'eau douce détériorés », remarque Jamie Pittock, directeur du programme global Eaux Douces du WWF. Malheureusement, la majorité de ces pays a déjà été séduite par de grands projets d'infrastructures, sans qu'il n'y ait eu de réelle évaluation des besoins en eau ni de leurs coûts pour les populations et pour la nature ». Au Brésil et en Chine, plusieurs projets de barrages suscitent l'inquiétude quant aux conséquences sur l'environnement et les populations. En Inde, l'agriculture est menacée par une surexploitation généralisée des ressources en eau.

Les problèmes liés à l'eau, qui touchent aujourd'hui tant les pays riches que les nations pauvres, sont des signaux d'alarme qui doivent nous rappeler notre devoir de protéger la nature, source de toute l'eau dont nous avons besoin. Le bien-être matériel et la multiplication des infrastructures ne mettent pas à l'abri contre les pénuries ou les pollutions, et ne constituent pas des substituts efficaces à la protection des cours d'eau et des zones humides, ni à la restauration des plaines inondables.

A la veille de la Semaine mondiale de l'eau, les gouvernements doivent trouver des solutions adaptées, pour les riches comme pour les pauvres, notamment en réparant les infrastructures vétustes, en réduisant la contamination des eaux et en modifiant les pratiques actuelles d'irrigation des cultures.

Source : WWF

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26 mars 2007

Serons-nous enterrés sous une montagne de déchets ?

L'humanité s'accroît, et avec elle les déchets qu'elle produit. En Europe, chaque personne produit en moyenne 3,5 tonnes de déchets par an, que ce soient des déchets ménagers, industriels, miniers, de construction ou de démolition. En dix ans, cette production a augmenté de 460 kg par personne, et continue de croître. Comment gérer nos déchets avant qu'ils ne nous enfouissent ? Le Parlement débat de ce problème environnemental et sanitaire majeur, dont les enjeux sont globaux.

Ne nous leurrons pas : si le recyclage se développe, la mise en décharge et l'incinération des déchets demeurent la règle.

Que deviennent nos déchets ?
Seuls 33% des déchets ménagers sont retransformés par le recyclage et le compostage et 18% sont incinérés. Près de la moitié de nos déchets n'est donc pas transformée : elle finit éparpillée dans des champs ou des décharges à ciel ouvert.

Alors que la masse de déchets que nous produisons continue de croître, le potentiel de recyclage et de prévention des déchets n'est pourtant toujours pas pleinement atteint. Et les politiques de gestion des déchets ne valorisent pas toujours l'intérêt du recyclage et du compostage.

Fort de ce constat, le Parlement européen propose une politique de gestion des déchets basée sur une hiérarchisation des priorités :

  • Prévenir d'abord la production de déchets (par exemple réduire les emballages)
  • Réutiliser ensuite les produits consommés
  • Recycler les matériaux
  • Récupérer l'énergie
  • Mettre en décharge les déchets non réutilisables

De l'intérêt du recyclage
Pour chaque tonne de papier fabriqué à partir de papier recyclé plutôt que de bois brut, on économise au moins ¼ de consommation d'énergie, et on réduit la pollution atmosphérique de 75%. Un exemple qui prouve à quel point le recyclage du papier, du carton et du verre sont primordiaux en termes de coûts et d'environnement.

Pourtant, les Etats-membres de l'UE recyclent seulement entre 28 et 53% du papier et carton, et entre 21 et 70% du verre : le recyclage peut encore être amélioré au niveau européen. Le Parlement vote sur la politique de gestion des déchets cette semaine. Mardi, les députés européens ont adopté deux rapports distincts sur les déchets.

Le premier, rédigé par la britannique Caroline Jackson, se concentre sur la prévention et propose de fixer un objectif concret : une stabilisation de la production de déchets d'ici à 2012. Afin de réduire drastiquement la mise en décharge, le rapport souligne qu'il est également essentiel d'encourager la réutilisation et le recyclage.

Le second rapport, rédigé par le député hollandais Johannes Blokland, répond à la Stratégie thématique sur la prévention et le recyclage des déchets, présentée par la Commission européenne en 2005. Il propose d'interdire d'ici à 2020 la mise en décharge de déchets qui pourraient être recyclés, et demande à la Commission de proposer des mesures concrètes pour prévenir la production de déchets.

Source : Europarl

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20 décembre 2006

Alliance mondiale pour la défense des montagnes

La FAO a lancé aujourd'hui un appel pour la création d'une alliance mondiale pour la défense des montagnes, les qualifiant de source vitale de biodiversité.

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"L'utilisation intensive des ressources naturelles par l'homme met en péril ce legs culturel et biologique unique", selon José Antonio Prado Donoso, Directeur de la Division des ressources forestières de la FAO.M. Prado Donoso, dans une déclaration à l'occasion de la Journée internationale de la montagne, célébrée chaque année le 11 décembre, a souligné que "la défense et la gestion de la biodiversité dans les régions montagneuses nécessitent une alliance mondiale".

"Au sein de cette alliance, les organisations internationales, les gouvernements nationaux, la société civile, le secteur privé et, surtout, les populations des montagnes seraient à la fois les gardiens et les bénéficiaires de la biodiversité", a-t-il ajouté.

Rôle crucial
Le thème 2006 de cette Journée est “Gérer la biodiversité en montagne pour une vie meilleure”. Il vise, d'une part, à attirer l'attention sur le rôle crucial des montagnes pour la préservation de la biodiversité et, d'autre part, à promouvoir des initiatives en faveur de la gestion durable des zones montagneuses.

Les montagnes apportent une contribution importante à la diversité génétique qui permet de nourrir l'humanité, mais elles sont de plus en plus menacées par le changement climatique et certaines pratiques, notamment le déboisement, l'industrie minière, l'industrialisation et le tourisme. M. Alemneh Dejene, expert de la FAO en ressources naturelles et environnementales, souligne à ce propos: "La biodiversité des montagnes est vitale pour la stabilité des sols, l'eau douce, l'alimentation et les plantes médicinales de tout un chacun."

Plusieurs cultures, comme les pommes de terre, les tomates et plusieurs espèces de fruits et de noix, ainsi qu'un certain nombre d'animaux d'élevage – moutons, chèvres, yaks, lamas, alpaca – proviennent des montagnes ou ont été largement élevés dans ces régions. Les montagnes sont également importantes car elle sont le berceau de cultures et de traditions. Elles procurent aussi de la nourriture et des moyens d'existence à des millions de personnes.

Initiatives concertées
Selon la FAO, des initiatives concertées sont nécessaires pour que les montagnes continuent à remplir leur rôle historique et central dans la vie des montagnards, qu'il s'agisse des habitants des hauts plateaux ou des zones collinaires. A cet égard, il convient:

  • d'aménager des zones protégées où les populations locales seraient les gardiennes de la biodiversité;
  • de conserver les paysages là où la biodiversité est conservée dans et autour d'agro-écosystèmes montagneux, souvent aux côtés d'une agriculture intensive mais diversifiée;
  • de payer les services environnementaux aux populations locales en leur qualité de gardiennes de leur environnement et de l'unique biodiversité agricole qu'il abrite.

Source : FAO

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12 décembre 2006

La contamination au Polonium-210 soulève de plus grandes inquiétudes

Paris, France - Le 12/12/06 - Suite à la découverte de particules de Polonium-210, responsable de la mort de l'ex-agent russe Alexandre Litvinenko, dans divers lieux publics, à Londres, puis ces derniers jours à Hambourg en Allemagne, Greenpeace attire l'attention sur les problèmes liées à la sécurité nucléaire et à la santé publique.
« Le fait qu'un tel poison radioactif ait été détecté dans des lieux publics, mettant en danger des milliers de personnes, prouve bien qu'un tel événement pourrait se produire à plus grande échelle, explique Paul Johnston, responsable du laboratoire de recherche de Greenpeace à Exeter (Grande Bretagne). Même si la responsabilité dans ce cas précis n'est pas connue, cela nous donne un aperçu effrayant de ce qu'il pourrait arriver si de plus grandes quantités de matériels radioactifs potentiellement mortels contaminaient nos villes, par accident ou de manière intentionnelle », continue-t-il.

Le volume de déchets nucléaires augmente constamment du fait de l'activité de l'industrie nucléaire civile mais les contrôles de ces déchets sont très peu fiables. Le polonium est d'ailleurs en vente libre sur internet. Pour 9 dollars, une société américaine United Nuclear Scientific Supplies vous fournira 3700 becquerels de polonium 210.

« Certains pays réfléchissent à d'éventuelles constructions  de nouveaux réacteurs nucléaires, mais mesurent-ils les risques qui sont inhérents à cette technologie ? Sont-ils conscients des dangers pour les populations du monde entier ? Les dirigeants se doivent d'agir de façon responsable et doivent favoriser le développement des énergies de paix qui sont les énergies renouvelables. » conclut Johnston.

Source : Greenpeace

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07 novembre 2006

Une délégation de députés européens se rendra à la Conférence sur les changements climatiques à Nairobi

Dans une résolution adoptée aujourd'hui, les députés européens estiment que l'UE doit conserver son rôle moteur dans ces négociations qui pourraient déboucher sur une révision du protocole de Kyoto qui vise d'ici à 2012 à réduire les émissions des gaz à effet de serre. Une délégation du Parlement participera aux travaux qui se tiendront à Nairobi du 6 au 17 novembre 2006, même si les députés européens se disent déçus de ne pas avoir été associés aux réunions préparatoires.

  Dans cette résolution, le Parlement rappelle quelle devrait être selon lui la stratégie de l'UE dans ce domaine. Le Parlement souhaite des objectifs contraignants pour les émissions de gaz à effet de serre, un système associant plafonds et échanges au niveau international ainsi que des mécanismes flexibles. Il faudrait également procéder à une nette réduction des émissions - à hauteur de 30% - d'ici à 2020, en visant une réduction de l'ordre de 80% d'ici à 2050.

D'autres grands acteurs, notamment les États-Unis, doivent être mobilisés. Un partenariat énergétique avec des pays comme la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud, le Brésil et le Mexique, visant à les aider financièrement à définir des stratégies tirant parti de sources d'énergie à faible émission ou sans émission de carbone, serait nécessaire.
Le Parlement européen souhaite également encourager la recherche et l'innovation de techniques énergétiques qui préservent l'environnement, en facilitant les échanges de meilleures pratiques entre les États membres et les universités.
Il faudrait enfin encourager une participation des citoyens européens à l'atténuation des changements climatiques. En particulier, en les informant de la teneur en carbone des produits qu'ils utilisent au quotidien, tels que les automobiles, les avions et les logements.
Même si le Parlement estime que la délégation de l'Union européenne joue un rôle important dans ces négociations, les députés jugent inacceptables qu'ils n'aient pu participer aux réunions de coordination de l'Union européenne lors de la précédente Conférence des Parties. Le PE espère que les députés européens auront accès à de telles réunions à Nairobi, au moins à titre d'observateurs, avec ou sans droit de parole.

Source : Parlement Européen

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