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24 janvier 2007

Grippe aviaire : nouvelles flambées

23 janvier 2007, Bangkok/Rome - Les nouvelles flambées d'influenza aviaire en Chine, Égypte, Indonésie, Japon, Nigéria, Corée du Sud, Thaïlande et Viet Nam suscitent de vives préoccupations bien que le nombre de foyers durant les premières semaines de 2007 ait été nettement inférieur aux épizooties par vagues de l'an dernier.

A l'heure où le virus continue à causer la mort d'êtres humains et à compromettre les revenus des éleveurs, la FAO exhorte les pays à demeurer vigilants et à coopérer étroitement avec les organisations internationales. D'après la FAO, il semblerait que la propagation intercontinentale du virus H5N1 par les oiseaux sauvages migrateurs d'Asie vers l'Europe et l'Afrique n'ait pas été, en automne dernier et cet hiver, aussi étendue qu'en 2005.

Toutefois, le commerce de volailles et le transport d'animaux vivants sont encore susceptibles de diffuser le virus dont la survie est d'ailleurs favorisée par le climat froid. Les systèmes agricoles et la migration des oiseaux sauvages ainsi que les déplacements d'animaux durant les fêtes (Têt, Eid, etc.) jouent également un rôle.

Persistance du danger
Le virus persiste dans plusieurs pays d'Asie, ainsi qu'en Égypte et au Nigéria. D'autres pays pourraient avoir été touchés, mais ils ne l'ont pas encore officiellement signalé. Lors de la première vague épizootique en Asie fin 2003 et début 2004, huit pays avaient été infectés. En 2004-05, la situation s'était améliorée dans certains pays sans pour autant subir de profonds changements dans l'ensemble. En 2005-06, le virus s'était propagé d'Asie de l'Est en Sibérie, en Europe de l'Est, au Moyen-Orient et en Afrique, et plus de 40 pays avaient été touchés. Depuis le début de l'année, huit pays ont communiqué des infections.

"Jusqu'à présent, de nombreux pays sont parvenus à maîtriser progressivement le virus et la situation mondiale s'est améliorée", a déclaré aujourd'hui M. Juan Lubroth, expert en santé animale de la FAO, au cours d'une conférence de presse à Bangkok. "Les récents foyers ne font que confirmer le schéma saisonnier. Mais il nous faut rester vigilants. Il est crucial que les pays eux-mêmes renforcent leurs opérations de surveillance, de détection et d'alerte rapide."

Patience et transparence
Il faudra probablement plusieurs années pour débarrasser la filière avicole du virus H5N1. Cela requiert une forte détermination de la part de toutes les parties concernées: les gouvernements, les éleveurs de volailles et la communauté internationale. Il faudra continuer à s'attaquer en priorité à la diffusion du virus chez les volailles. Pour assurer le succès des campagnes de lutte contre la grippe aviaire, il faut réunir plusieurs conditions: transparence absolue sur les foyers de maladies; participation directe des éleveurs aux activités de surveillance et de signalement; mécanismes d'indemnisation des agriculteurs.

"Seul le signalement immédiat de tout foyer suspect de grippe aviaire permet une intervention rapide des éleveurs et des vétérinaires", explique M. Lubroth. "Malheureusement, de nombreux foyers ne sont pas signalés. Les organes nationaux et internationaux ne sont souvent pas en mesure de vérifier immédiatement les rumeurs qui circulent ou les rapports de foyers non confirmés."

Eviter d'interdire
La FAO a mis en garde contre l'interdiction d'élever des poulets et des canards en basse-cour, car elle pourrait encourager la production avicole illégale. "Il sera très difficile d'appliquer et de contrôler ces interdictions. Pour des raisons économiques, les agriculteurs cacheront leurs animaux et se soustrairont aux campagnes de vaccination et au contrôle des déplacements", selon M. Lubroth. Au lieu de prohiber la production, il faudrait encourager les éleveurs à participer à la lutte contre le virus et aux campagnes de vaccination.

Face à la forte diffusion du virus en Indonésie, et parallèlement aux mesures de lutte en vigueur, la FAO préconise de vacciner les poussins d'un jour avant qu'ils ne quittent les couvoirs et ne soient distribués dans tout le pays. Elle recommande aussi une vaccination généralisée dans les districts gravement infectés. Enfin, selon la FAO, la participation plus active du secteur privé aux campagnes de lutte contre l'influenza aviaire est nécessaire.

Source : FAO

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20 novembre 2006

Mutation du virus H5N1 de la grippe aviaire

La FAO et l'OIE recommandent de renforcer la surveillance en cours de vaccination
8 novembre 2006, Paris/Rome - D'après un rapport publié la semaine dernière dans les Actes de l'Académie Nationale des Sciences des Etats-Unis, une nouvelle souche du virus H5N1 de la grippe aviaire, dite de Fujian, semble être devenue la principale souche du virus H5N1 de la grippe aviaire dans certaines parties d'Asie. Si le rapport était confirmé, ce ne serait pas une surprise, ont déclaré aujourd'hui la FAO et l'Organisation mondiale pour la santé animale (OIE).

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Source : FreeFoto

Avec la grande variété de souches de l'influenza aviaire chez les animaux et le rythme élevé de modification des virus de la grippe en général d'une saison à l'autre et d'une année sur l'autre, le Directeur général de l'OIE, M. Bernard Vallat, et le Vétérinaire en chef de la FAO, M. Joseph Domenech, lancent une mise en garde; face à l'apparition continue de nouveaux antigènes de virus de grippe aviaire, les vaccins actuellement utilisés pour la volaille devront être réévalués périodiquement.

Les deux organisations réitèrent leurs recommandations quant aux mesures de lutte qui doivent être accompagnées d'une surveillance et d'un suivi post-vaccination. Elles ont également souligné la nécessité de rendre compte immédiatement aux autorités vétérinaires de tout décès de volaille inattendu.

Suivi attentif des campagnes de vaccination
La vaccination continue à faire partie de la stratégie FAO-OIE de maîtrise de l'influenza aviaire. Selon les deux organisations, les campagnes de vaccination devraient être mises en œuvre et suivies de près selon les directives techniques FAO-OIE, y compris le recours à une chaîne du froid pour protéger le vaccin. La vaccination doit être accompagnée d'autres mesures de lutte, comme une meilleure hygiène à la ferme, la gestion des mouvements des animaux ou l'inspection des marchés et l'abattage sanitaire en cas de foyers infectieux, a affirmé M. Domenech.

Selon M. Vallat, "il faut un engagement plus soutenu de la part de tous les gouvernements pour mettre en œuvre des programmes de prévention et de lutte comme la surveillance de la circulation du virus, et le cas échéant, des programmes de vaccination dans les pays où le virus est endémique et là où le risque de son introduction est élevé".

La FAO et l'OIE soutiennent déjà des programmes de ce genre dans des pays clés où le virus est toujours en circulation. Cependant, elles indiquent qu'il convient de rassembler davantage d'informations sur les programmes de lutte basés sur la vaccination et elles insistent sur la nécessité de financer des recherches supplémentaires pour mieux comprendre l'épidémiologie et les modifications génétiques du virus H5N1.

Partage des données
La FAO, l'OIE et une myriade d'experts de grippe aviaire ont à plusieurs reprises exhorté les scientifiques du monde entier à mettre en commun leurs résultats et les souches de virus en toute transparence et dans les meilleurs délais. Le Réseau OIE/FAO des laboratoires d'influenza aviaire, qui a son secrétariat à Padoue (Italie) (OFFLU - www.offlu.net), est une plateforme où les pays membres et les scientifiques peuvent partager des informations précieuses avec la communauté vétérinaire et médicale internationale. Il est impératif que les préoccupations de santé mondiale et le partage sans retard de l'information l'emportent sur les longs délais du processus d'approbation des publications scientifiques pouvant aller de plusieurs mois à plus d'un an.

Il est fondamental, durant les flambées, d'isoler les agents pathogènes, comme le virus hautement pathogène de l'influenza aviaire, des cas cliniques et de suivre toute modification du caractère du virus afin de garantir la mise au point par les laboratoires de vaccins conformes aux normes OIE correspondant aux souches du virus en circulation, a déclaré M. Domenech.

Si les changements s'avéraient de nature à justifier la reformulation du vaccin, la FAO et l'OIE indiquent que, dans l'intérêt de la santé mondiale, cette tâche devrait incomber aux gouvernements nationaux et aux producteurs commerciaux de vaccins.

Les scientifiques d'instituts tels que l'Istituto Zooprofilatico Sperimentale (Italie), la Veterinary Laboratories Agency (Royaume-Uni), le Southeastern Poultry Research Laboratory (Etats-Unis), l'Australian Animal Health Laboratory, et le Friederich Loeffler Institute (Allemagne) ont manifesté leur soutien envers la position de la FAO et de l'OIE, selon laquelle la fourniture de vaccins à elle seule ne suffit pas à stopper la circulation du virus et à protéger la santé animale ou humaine.

"Dans une zone où des populations de volailles ont été vaccinées, des études sérologiques bien planifiées doivent être conduites en révélant les modalités d'utilisation des vaccins chez la population avicole, notamment l'utilisation de la chaîne du froid et des types de vaccins et la date de la dernière vaccination, afin de faciliter l'interprétation des résultats", a déclaré M. Vallat.

Source : FAO

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18 octobre 2006

Le danger des particules en suspension

De nouvelles formes de particules en suspension
Des études indiquent que l’une des causes de décès prématuré pourrait provenir des poussières que nous respirons. Après s’être attaqués aux émissions de gaz fluorés puis aux émissions de CO2 cette année, les députés européens portent leur attention sur les niveaux de poussière présents dans l’atmosphère.

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Respirer, c'est bon pour la santé !

Les particules en suspension désignent l’ensemble des petites poussières liquides ou solides que l’on retrouve dans l’air ambiant et qui proviennent, à l’origine, de phénomènes naturels, tels que les feux de forêts, les activités volcaniques, les brises marines ou encore les pollens. Malheureusement, certaines activités humaines engendrent de nouvelles formes de particules. Le trafic automobile, les activités industrielles, l’incinération des déchets, entre autres, produisent des poussières nocives, certaines sous forme gazeuse, contenant des métaux lourds, du carbone, des nitrates ou des sulfates.

Les scientifiques désignent les particules par les initiales du terme anglais particulate matter (PM) et les classent selon leur taille : les PM 10 ont un diamètre aérodynamique inférieur à 10 micromètres ; le diamètre des PM 2,5 est inférieur à 2,5 micromètres et celui des PM 1 est inférieur à 1 micromètre.

Plus les particules sont petites, plus elles sont nocives
C’est en inhalant que le corps humain absorbe ces particules en suspension. Les plus grosses d’entre elles, au diamètre supérieur à 10 micromètres, sont filtrées par les muqueuses du nez ou de la gorge et ne présentent donc pas de danger pour notre santé. Les PM 10 peuvent se loger dans les bronches et les poumons et déclencher des toux ou des éternuements.

Les fines particules PM 2,5 parviennent à entrer, via les poumons, dans le système sanguin. Grâce à des études récentes, on les tient désormais en partie responsables pour l’asthme et certaines allergies, mais également pour des attaques cardiaques ou des décès prématurés. Le rapport d’un groupe de travail de l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) précise qu’"une exposition prolongée à une atmosphère concentrant de trop nombreuses particules en suspension peut sérieusement réduire l’espérance de vie. Cette diminution de l’espérance de vie est provoquée par une augmentation des maladies cardio-pulmonaires et des cancers du poumon ».

Le cas des particules européennes
Les mesures indiquent la présence régulière de PM10 dans l’air ambiant en Europe. En revanche, les fines particules PM 2,5 sont plus difficiles à observer et il est nécessaire d’équiper davantage de stations de contrôle pour les mesurer.

Les concentrations importantes de PM10 se situent dans les grandes zones industrielles et urbaines - mais pas seulement. Les particules en suspension sont aisément déplacées par les vents et il est fréquent d’en retrouver dans des zones " propres », vierge de toute industrie lourde.

Les concentrations les plus importantes sont localisées au Benelux, en Allemagne, au nord de l’Italie et dans l’Europe centrale.

3,6 millions d’années de vie de perdues
Ces dernières années, le Parlement européen a adopté plusieurs directives visant à améliorer la qualité de l’air. La législation de l’Union européenne prend désormais en compte les niveaux de dioxydes de souffre, de plomb, d’ozone et de PM10 présents dans l’atmosphère. Pour les députés, il reste encore du pain sur la planche.

Le député européen allemand Holger Krahmer, du groupe des libéraux-démocrates, présente ainsi un rapport sur le futur de la qualité de l’air au sein de l’Union européenne. Il vise à fixer des limites sévères à la présence des fines particules PM2,5 " parce que le niveau élevé de pollution de l’air, particulièrement dans les régions densément peuplées, est en partie responsable de nombreuses maladies des voies respiratoires et de leurs conséquences."

Le rapport de Dorette Corbey, député néerlandaise du groupe socialiste, développe une stratégie plus générale contre la pollution de l’air. On y apprend ainsi qu’ " en Europe, la pollution atmosphérique coûte 3,6 millions d'années de vie, c'est-à-dire, en d'autres termes, que 360 000 personnes décèdent dix ans trop tôt.".

Les députés européens ont voté ces deux rapports mardi 27 septembre, en session plénière à Strasbourg. Dans le cas du rapport Krahmer, les amendements proposés ont été adoptés en première lecture de la procédure de codécision.

Source : parlement européen

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14 septembre 2006

Du riz transgénique dans nos assiettes !

Nouvelle révélation dans le dossier du riz transgénique. Greenpeace a découvert une variété de riz génétiquement modifiée venue des Etats-Unis dans des produits vendus par la chaîne de supermarchés allemande Aldi.


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Du riz génétiquement modifié dans nos assiettes !


Il s'agit du riz OGM LL601, fabriqué par la société Bayer et qui contient un gène de résistance à un herbicide. Sa commercialisation n'est aujourd'hui autorisée nulle part dans le monde, ni aux Etats-Unis, ni en Europe. Le 18 août dernier, les autorités américaines annonçaient avoir détecté ce riz transgénique dans leurs stocks de riz long grain. L'Union européenne (UE), qui a importé 198 000 tonnes de riz provenant des Etats-Unis en 2005, avait réagi en exigeant que le riz importé des Etats-Unis soit certifié sans OGM. Une cargaison contenant du riz contaminé a ainsi été bloquée à Rotterdam.

Considérant comme très probable que des cargaisons de riz contaminé aient atteint des pays de l'UE avant la mise en place de cette certification, Greenpeace avait également demandé à l'UE de procéder au rappel immédiat de tous les produits présents dans les rayons des magasins européens et contenant du riz américain. Aucune mesure n'avait été prise en ce sens. Or le 12 septembre, la Commission européenne a affirmé que 20 % des échantillons de produits qu'elle a elle-même soumis à des tests ont révélé la présence de la variété LL601.

"Avec ces dernières révélations, il est encore plus urgent de retirer des circuits de commercialisation européens tous les produits contenant du riz américain, afin de vérifier s'ils sont contaminés ou non par le riz transgénique de Bayer, affirme Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France. Il est impensable que les citoyens européens et français soient amenés à consommer à un produit totalement illégal. Ni les autorités publiques, ni les distributeurs ne peuvent plus fermer les yeux."

Cette affaire survient après un autre scandale de contamination du riz en Europe soulevé par Greenpeace (voir communiqué de presse du 5 septembre). Il y a dix jours, Greenpeace révélait avoir découvert dans les rayons des magasins d'alimentation asiatiques d'Allemagne, de Grande-Bretagne et de France, six produits contaminés par du riz transgénique chinois. Pour la France, c'est dans des nouilles de riz commercialisées par la société Tang Frères que l'OGM illégal avait été détecté. Ce riz transgénique n'est autorisé ni à la culture, ni à la consommation nulle part dans le monde, ni en Chine, ni en Europe. Génétiquement manipulé pour résister à certains parasites, cet OGM produit une protéine qui pourrait provoquer des allergies. En France, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a procédé à des tests qui ont confirmé la présence de cet OGM.

"Ces deux exemples démontrent la même chose, conclut Arnaud Apoteker. Aujourd'hui, dans le monde, un petit nombre de scientifiques et d'industriels pro-OGM sont près à contaminer le riz, denrée à la base de l'alimentation de la moitié de la population mondiale, avec un produit illégal et potentiellement dangereux pour la santé."

Source       : Greenpeace

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02 mars 2006

Grippe avaire : les conséquences économiques

Les récents cas d'influenza aviaire en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique ont perturbé les marchés des volailles provoquant une baisse de la consommation, des prix et des importations.

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Photographie © Freefoto

Selon la FAO, il faudra s'attendre à des chocs en ce qui concerne la consommation de volailles dans ces trois régions. Les craintes d'une transmission du virus de la grippe aviaire ont réduit la consommation et les importations tandis que la chute des prix freine la production.

"L'érosion constante des gains que les producteurs espéraient réaliser de la consommation de volailles par habitant fera chuter la consommation mondiale en 2006. "Celle-ci est estimée à 81,8 millions de tonnes, soit près de 3 millions de tonnes de moins que les estimations précédentes pour la même année qui s'établissaient à 84,6 millions de tonnes", indique l'experte de la FAO Nancy Morgan.

Déjà début 2004 lors de l'apparition de la grippe aviaire, le commerce international de volailles avait baissé de 8 % du fait à la fois de la faible consommation en Asie et de la perte de débouchés commerciaux à l'exportation.

Jusqu'à une époque récente, les cours internationaux des volailles avaient enregistré une hausse de 30 % du fait de la réduction des stocks à l'exportation.Les développements en 2006 ont modifié cette situation. Les chocs au niveau de la consommation ont réduit la demande et les importations mondiales de poulets de chair s'en ressentent.

On s'attend à ce que les prix restent à la baisse, limant ainsi les profits des industriels du secteur et menaçant les moyens d'existence des ménages et l'emploi rural dans les pays en développement.

Les chocs à la consommation
En Europe, les chocs à la consommation ont entraîné une chute des prix de 70 % en Italie à la mi-février 2006, de 20 % en France et de 10 % dans le nord de l'Europe. Ces baisses rappellent un peu la situation fin 2005, lorsque les craintes des consommateurs vis-à-vis de la grippe aviaire avaient fait reculer la consommation annuelle de 1 % dans 15 pays de l'Union européenne.

En Afrique, les habitants des pays touchés par la grippe aviaire, notamment l'Egypte et le Nigeria, évitent désormais de consommer des volailles et des oeufs, imités en cela dans les pays voisins, même si ces derniers sont encore épargnés.

En Inde, des rapports font état d'une baisse de la consommation de l'ordre de 25 %, qui aurait entraîné une chute des prix de 12-13 % et une révision à la baisse des perspectives de production.

La chute des cours internationaux des volailles a suscité l'incertitude chez les exportateurs quant aux perspectives du marché en 2006. Le repli des consommateurs sur d'autres produits que les volailles entraînera une érosion des profits qui avaient enregistré une hausse de 10 % en 2005. Les projections de la FAO relatives au commerce mondial de volailles pour 2006 ont été révisées à la baisse. Une baisse de l'ordre de 500 000 tonnes.

Aux Etats-Unis, les prix à l'exportation des poulets de chair, qui avaient atteint des niveaux records en octobre dernier, ont chuté de 13 % du fait de la baisse des livraisons pour l'Europe orientale et l'Asie centrale en novembre et décembre 2005.

Au Brésil, où les exportations représentent environ 30 % de la production totale de volailles, les prix des poussins et les indicateurs de production sont en forte baisse.

Le Brésil et les Etats-Unis alimentent environ 70 % du commerce mondial des volailles. Avec l'Union européenne, ces deux pays sont les plus grands producteurs et exportateurs de volailles au plan mondial.

Moyens d'existence menacés

Les éleveurs de volailles de basse-cour dans beaucoup de pays en développement sont gravement affectés par la crise: moyens d'existence et sécurité alimentaire menacés, notamment perte substantielle de revenus. A titre d'exemple, au Nigeria, certains éleveurs/producteurs ont essuyé de lourdes pertes du fait à la fois de l'abattage des poulets et de la chute des prix alors que les ouvriers agricoles sont, à présent, sans emploi.

La crise a également affecté le secteur de l'alimentation des animaux en Europe dont le chiffre d'affaires est estimé à 42 milliards de dollars et qui a subi des pertes au niveau de la demande allant jusqu'à 40 % dans certains pays. Quelque 200 millions de volailles ont été abattues ou ont été emportées par l'influenza aviaire depuis le début de la crise fin 2003.

La FAO rappelle que l'on peut consommer du poulet si sa viande est cuite à 70 degrés Celsius ou plus. Elle rappelle aussi aux éleveurs qu'ils doivent tout mettre en oeuvre pour empêcher les produits alimentaires provenant de volailles infectées d'entrer dans la chaîne alimentaire.

Source : Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture

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13 février 2006

La grippe avaire arrive au Nigeria

L'apparition au Nigeria du virus hautement pathogène de la grippe aviaire H5N1 confirme les craintes exprimées par la FAO depuis plusieurs semaines quant au danger qui menace d'autres pays africains.

"Le foyer apparu dans l'Etat de Kaduna, au nord du Nigeria, montre, d'une part qu'aucun pays n'est à l'abri du H5N1 et, d'autre part, que nous sommes confrontés à une grave crise internationale", selon M. Samuel Jutzi, Directeur de la Division santé et production animales à la FAO.

"Si la situation au Nigeria devait échapper à tout contrôle, cela aurait des effets ruineux sur les volailles de la région et compromettrait les moyens d'existence de millions de personnes. En outre, cela aggraverait le risque d'exposition des humains au virus", a indiqué M. Jutzi.

Haute vigilance
"Les autorités locales et nationales des pays avoisinants devraient faire preuve de la plus grande vigilance face au danger de la grippe aviaire qui pourrait se déclarer chez les volailles ou d'autres oiseaux. Les cas suspects de décès de volatiles en nombre doivent être signalés aux autorités compétentes et faire l'objet d'enquêtes rapides", a ajouté M. Jutzi.

La FAO recommande de ne pas toucher les oiseaux morts, de se conformer aux règles d'hygiène (par exemple, se laver les mains) après avoir manipulé des volailles ou de la viande de volailles. Celle-ci ainsi que les oeufs doivent, en tout état de cause, être bien cuits avant d'être consommés.

Causes inconnues
"On ignore encore si le foyer au Nigeria est dû à des oiseaux migrateurs ou au commerce et aux mouvements des volailles et des produits dérivés", a indiqué, pour sa part, le chef du service vétérinaire de la FAO, M. Joseph Domenech.

Il a précisé que la FAO et l'OIE doivent dépêcher des vétérinaires au Nigeria pour évaluer la situation sur place et tenter de déterminer comment le virus H5N1 a pu s'y introduire.

La FAO recommande aux services vétérinaires du Nigeria d'éliminer les foyers grâce à l'abattage immédiat et à la surveillance étroite des mouvements de personnes et d'animaux dans les zones infectées par le virus.

Soutien international
La FAO dépêchera aussi deux experts locaux dans la région infectée pour fournir des conseils aux autorités locales en matière de lutte contre la grippe aviaire.

La transparence, des interventions rapides et une collaboration étroite avec la communauté internationale sont indispensables pour stopper la propagation du virus, selon la FAO.

"Nous savons que les services vétérinaires du Nigeria ont besoin d'un soutien international. Les infrastructures de santé animale de ce pays sont confrontées à un défi de taille et auront besoin d'assistance extérieure", a affirmé M. Domenech.

Du matériel de laboratoire (pour les diagnostics) et des équipements de protection sont requis de toute urgence pour les vétérinaire en action sur le terrain.

Le Nigeria est membre du réseau ouest-africain pour la surveillance et le diagnostic de la grippe aviaire. Récemment lancé, ce réseau est géré par la FAO en coopération étroite avec le Bureau inter-africain pour les ressources animales de l'Union africaine.

La filière commerciale volailles du Nigeria est importante. On recense quelque 140 millions de volailles de basse-cour.

Source       : Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture

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24 janvier 2006

Malaria : l'Amazonie fournit des cobayes humains

Dimanche 8 janvier 2006, Critovam Buarque, Président de la commission des droits de l'Homme du Sénat brésilien, a dénoncé des pratiques inqualifiables dans le cadre de la recherche contre le paludisme.

D'après lui, des instituts de recherche américains et brésiliens auraient recours à des cobayes humains issus de petites communautés de l'Etat amazonien d'Amapa, situé dans le nord du pays. Toujours selon lui, une quarantaine de cobayes, rémunérés 12 à 20 reals par jour (4 à 8 euros), devaient capturer 25 moustiques et les enfermer dans un verre, puis "Ce verre était placé sur le pied afin que les moustiques sucent le sang pendant une, deux, trois heures, le temps que les moustiques, rassasiés, lâchent prise".

Cette opération étaient répétée 4 fois par jour, les moustiques étant remis aux chercheurs. Même si le moustique anesthésie la zone qu'il pique, il est aisé d'imaginer les souffrances endurés par ces cobayes. L'un d'eux a d'ailleurs contracté la malaria et est dans l'incapacité de travailler, a précisé M. Buarque.

Ces méthodes inacceptables vont ternir l'image de la recherche et en particulier celles de l'Université de Floride, qui coordonne cette campagne, celle de l'Institut national de la santé des Etats-Unis, financeur du projet, comme celles de l'Université de Sao Paulo, de l'Institut Fio Cruz et de la Fondation nationale de la Santé brésilienne, partenaires de l'opération.

Source : Sciences&Nature - O. FRIGOUT

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13 décembre 2005

Des bactéries contre le cancer

Le papillomavirus humain de type 16 (HPV-16) est un des virus impliqués dans 70% des cancers du col de l'utérus. Des chercheurs de l'INRA de Jouy-en-Josas ont développé des souches de bactéries lactiques exprimant des protéines (l'antigène E7 du HPV-16 et l'interleukine 12) impliquées dans l'infection virale, en vue d'évaluer leur efficacité en tant que vaccins et traitements chez des souris modèles. Ils ont administré par voie intranasale cette association de bactéries lactiques à des souris pour la tester sur les plans préventif et curatif. Résultats : 50% des souris vaccinées sont protégées et ne développent pas de tumeurs cancéreuses ; et 35% des souris présentant des tumeurs sont guéries après traitement. Le détail de ces travaux est publié dans The Journal of Immunology le 21 novembre 2005. 

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Photographie : Bio-Top

Les papillomavirus humains (HPV) infectent près de 100 millions de femmes dans le monde, dont 5 millions risquent de développer des infections chroniques, pouvant évoluer vers un cancer du col de l'utérus. Les stratégies actuelles pour prévenir ou traiter l'infection par ce virus sont prometteuses mais coûteuses. Des premiers résultats probants d'essai clinique d'un vaccin ont été récemment publiés.

Les souches de bactéries mises au point
Les chercheurs de l'INRA ont développé deux souches de la bactérie modèle Lactococcus lactis : la première produit la protéine E7, un antigène du HPV-16, et la seconde produit l'interleukine 12, une molécule stimulatrice de la réponse immunitaire cellulaire lors d'infections. L'interleukine 12 est également capable de bloquer l'angiogenèse in vivo, c'est-à-dire le phénomène de vascularisation des tissus, notamment observé dans les développements de tumeurs. Les chercheurs ont testé in vivo les effets de l'administration associée de ces bactéries chez des souris modèles développant des tumeurs cancéreuses induites par le HPV-16.

La vaccination à titre préventif : 50% des souris  vaccinées  sont protégées à long terme
Un lot de souris a reçu l'association des deux souches de bactéries lactiques par voie intranasale. Après injection des cellules cancéreuses, les chercheurs observent l'absence du développement des tumeurs chez 50% des souris et une diminution du volume des tumeurs chez les autres.

La vaccination à titre curatif : 35% des souris traitées sont guéries
Les souches de bactéries lactiques ont été administrées à des souris chez lesquelles le développement de tumeurs cancéreuses a été provoqué. Les chercheurs observent la disparition de ces tumeurs chez 35% des souris traitées et l'augmentation de la survie des autres.

Une étape vers de nouveaux vaccins
La nouvelle approche développée par les chercheurs de l'INRA basée sur l'administration intranasale de bactéries lactiques recombinantes constitue une étape vers des vaccins préventifs et curatifs, peu coûteux à produire et faciles à administrer à grande échelle. C'est une alternative attractive aux vaccinations classiques, en raison notamment de la réduction des effets secondaires et du mode d'administration ne nécessitant pas de personnel qualifié.

Ces travaux ont été financés par l'INRA, la Région Ile-de-France, le Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, l'Association pour la Recherche sur le Cancer (ARC, Villejuif, France) et la fondation Cancer & Solidarité (Genève, Suisse).

Source : INRA

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30 novembre 2005

OGM : les Suisses disent Non !

Paris, France — Lors d’un referendum, les Suisses ont approuvé à une large majorité l'interdiction pendant les cinq prochaines années des cultures commerciales d’OGM (organismes génétiquement modifiés) malgré la présence en Suisse de grandes multinationales des OGM (Syngenta), pharmaceutiques (Roche) et alimentaires (Nestlé). C’est une grande victoire pour la démocratie et l’environnement, qui devrait inspirer les membres de l’Union européenne et le reste du monde.

« Nous nous réjouissons du résultat de la votation suisse et demandons au gouvernement français de suivre cet exemple et d’écouter les 80 % de citoyens français qui ne veulent pas d’OGM dans leur assiette et dans les champs, » a déclaré Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France. « Au lieu de répondre à ceux-ci, le gouvernement français se fait le complice des multinationales des OGM et tente de les imposer contre son opinion publique en utilisant tout son arsenal répressif pour faire taire l’opposition, comme les récentes condamnations injustes d’opposants aux OGM et la saisie des comptes bancaires d’un syndicat paysan. »

L’avenir de l’agriculture Suisse repose donc sur la qualité, la diversité et le lien au terroir plutôt que sur le développement d’OGM que les consommateurs rejettent. La France semble vouloir se précipiter dans une fuite en avant technologique en imposant une technologie approximative qui risque de provoquer une contamination génétique irréversible de l’environnement.

Source : Greenpeace

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16 novembre 2005

Du nouveau sur l'effet coupe-faim des protéines

L'effet "coupe-faim" des protéines, connu chez l'homme et l'animal, est utilisé depuis longtemps dans les régimes alimentaires et le traitement de l'obésité. Les mécanismes qu'il met en jeu étaient encore mal compris. Des travaux issus d'une collaboration entre le CNRS, l'Inserm, l'INRA et l'Université Claude Bernard - Lyon 1, expliquent son origine : l'ingestion de protéines stimule la synthèse de glucose par l'intestin et génère ainsi un signal de satiété pour le cerveau. Ces résultats, publiés dans le numéro de novembre de "Cell Metabolism", permettent d'envisager de futures approches thérapeutiques de l'obésité.
 

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Photographie  © Freefoto

Suite à l'ingestion d'un repas, déterminé par la sensation de faim, de nombreux mécanismes prennent place pour induire progressivement la sensation de satiété. L'un de ces mécanismes serait dépendant de l'absorption du glucose apporté par les aliments. Le glucose lorsqu'il est libéré dans la veine porte(1) peut en effet être détecté par des cellules spécialisées présentes dans la paroi de la veine, lesquelles sont connectées au système nerveux périphérique. Ce dernier transmet le message "glucose" au cerveau, ce qui se traduit par une activation de la région cérébrale impliquée dans le contrôle des sensations de faim et de satiété : l'hypothalamus. La sensation de faim est ainsi progressivement diminuée.

L'équipe de Gilles Mithieux (CNRS), de l'Unité Mécanismes Moléculaires du Diabète (Inserm-INRA-Université Claude Bernard - Lyon 1), avait décrit lors de travaux précédents une nouvelle fonction de l'intestin : sa capacité à synthétiser du glucose de novo et à le libérer dans le sang de la veine porte en dehors des périodes de repas. On pensait jusqu'alors que cette fonction appelée néoglucogenèse était réservée au foie et aux reins. La néoglucogenèse est normalement sollicitée pour synthétiser du glucose en cas de déficit alimentaire (jeûne plus ou moins prolongé) et maintenir la glycémie à un niveau suffisant.

Les chercheurs ont voulu savoir si la néoglucogenèse intestinale pouvait jouer un rôle dans les sensations de faim et de satiété prenant place après l'assimilation des aliments. Ils ont réalisé une série de tests chez des rats soumis à différents régimes alimentaires. Ils montrent que les gènes nécessaires à la néoglucogenèse dans l'intestin sont fortement induits chez les rats nourris avec un régime riche en protéines. La synthèse de novo de glucose et sa libération dans la veine porte persiste ainsi après la phase d'assimilation du glucose alimentaire. Le message "glucose" transmis au cerveau persiste lui aussi, tout comme la sensation de satiété qu'il déclenche. Il en résulte une diminution de la prise alimentaire de ces rats, qui grossissent moins.

Ces travaux fournissent l'explication mécanique de l'effet "coupe-faim" des protéines chez l'homme, un phénomène connu depuis longtemps et utilisé dans le traitement de l'obésité, mais qui restait à ce jour inexpliqué. Ils pourraient trouver d'autres applications dans l'élaboration de futures approches thérapeutiques de l'obésité.

(1) La veine porte est une veine qui collecte le sang provenant des organes digestifs.

Source : INRA

Posté par inature à 19:54 - Santé - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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